Les collections du Muséum

Bernard Journu-Auber, Comte de Tustal
Leurs origines

Le muséum de Bordeaux figure parmi les premières collections publiques créées au lendemain de la Révolution Française à partir de cabinets privés d'Histoire naturelle, notamment, celui du Professeur Latapie, disciple de Montesquieu, remis à la ville de Bordeaux dès 1791, puis celui de l'armateur Bernard Journu-Auber en 1804.
Ces ensembles fondateurs témoignent d'une époque où la ville de Bordeaux était un centre important de l’activité portuaire et maritime, les flottes commerciales apportant des richesses du monde entier.
Une vitrine de la galerie 19e avant sa rénovation
Véritable symbole de modernité de l'époque, le muséum de Bordeaux s’enrichit ensuite d’autres collections provenant d’outremer, ainsi qu’un bon nombre d’ensembles régionaux. Ces collections patrimoniales couvrent toutes les disciplines des sciences de la Vie et de la Terre : zoologie, ostéologie, anatomie comparée, paléontologie et géologie.

Les collections : pour quoi faire ?
Les collections du Muséum composent un ensemble qui résulte de deux siècles et demi d’acquisition, d’entretien et de gestion. Hier, elles constituaient un ensemble d’échantillons représentatifs de la diversité naturelle que l’on pensait pouvoir décrire en totalité. Ces échantillons étaient considérés comme un matériel éternellement renouvelable.
Aujourd’hui ces collections ne pourraient plus être constituées, certaines espèces étant menacées ou disparues. Les collections représentent bien un patrimoine qui peut contribuer à la prise de conscience collective de la fragilité de la biodiversité ainsi qu’à la réflexion sur la place de l’homme dans cette diversité biologique.
Récolement de la collection de malacologie
Les phases de pré-inventaire rétrospectif et de récolement réalisées face aux vitrines ont permis de réaliser un inventaire informatisé des collections. Cette constitution d’une base de données informatisée est devenue un outil principal pour les missions de conservation, de recherche et de diffusion du Muséum, (plus de 50 000 notices et environ 88 000 d’images à ce jour).

Depuis l’année 2000, la perspective de la rénovation et d’extension du Muséum a permis d’engager une nouvelle politique d’acquisition afin de compléter les collections. Ce plan d’acquisition porte sur des montages taxidermiques réalisés à partir de dépouilles, des moulages, des modèles ou maquettes, en cohérence avec le projet scientifique et muséographique.
Ces nouvelles acquisitions complétant des spécimens choisis au sein des collections patrimoniales restaurées, reviendront en exposition en tant que support principal du discours scientifique proposé par le Muséum.

En effet, dès la réouverture en 2018, le Muséum rénové proposera au public un nouveau parcours muséographique qui intégrera les dernières données de la recherche et suscitera une réflexion argumentée sur les enjeux collectifs tels que l'avenir de l'environnement, du patrimoine naturel, de l'intégration de l'homme à la nature, etc.
Miss Fanny, l'éléphante mascotte du Muséum
L'histoire de Miss Fanny ne date pas d'hier. Cette éléphante des Indes a vécu au 19e siècle dans une ménagerie. L'hiver à Marmande, le printemps à Bordeaux, elle était exposée aux yeux des visiteurs et mourut dans sa cage, place des Quinconces, en mars 1892. Achetée par le professeur Fallot, alors conservateur du Muséum, elle a subi un lourd traitement. Elle a été emportée à Eysines dans un centre d'équarrissage pour y être dépouillée. Puis des charpentiers ont construit une structure en bois aux mensurations de Miss Fanny, habillée de toile et de plâtre puis recouverte par la peau de l'animal. Miss Fanny a fait son entrée au Muséum le 7 mai 1892 pour n'en plus bouger... jusqu'aux travaux de rénovation.
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