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Muséum : un nouveau pavillon administratif

Un agencement sur trois niveaux
Le sous-sol va abriter les ateliers de peinture et menuiserie, équipés des machines-outils permettant de fabriquer les modules des futures expositions, le laboratoire, destiné à la préparation des collections pour les expositions, ainsi qu’un local de stockage.

Le rez-de-chaussée accueille déjà la bibliothèque de travail ; il abritera également les bureaux du service administratif et ceux du service pédagogique. 

Le 1er étage sera dédié à la direction et au service scientifique (la conservation).

Histoire du bâtiment

Archives municipales de Bordeaux, Fi 22 D 0371 B
Des anciennes serres vers le pavillon administratif
Un siècle sépare le Jardin public dit "à la française", aménagé entre 1746 et 1756 par Gabriel dans le cadre des projets de l’Intendant Tourny, et le jardin "à l’anglaise" dessiné par Fischer et aménagé en 1856. Le premier jardin, avec son dessin géométrique, s’inscrit parmi les projets d’embellissement de la Ville du "siècle des lumières", avec ses parterres, sa terrasse, ses portiques à colonnades. Le second, parc paysager aux grandes pelouses, aux allées contournées, statues et plan d’eau, répond à la volonté de la municipalité de créer un ensemble associant un parc d’agrément et un ensemble à vocation didactique comprenant un jardin botanique et un Muséum d’Histoire naturelle.
Ainsi, les grands magnolias de la Chartreuse vont être transférés et de nombreuses essences plantées. Le jardin botanique est dessiné. Des serres tropicales sont construites, édifice entièrement vitré sur une structure en fer forgé, s’appuyant sur un long bâtiment en pierre qui seul subsiste aujourd’hui. En 1857, la Ville se porte acquéreur de l’Hôtel de Lisleferme, hôtel particulier construit entre 1778 et 1781 en lisière du jardin public, qui sera transformé et réaménagé pour accueillir le muséum dont les collections seront transférées en 1862.
Hélas, le temps et les intempéries ont raison de l’ensemble architectural que constituaient les serres. Celles-ci, devenues vétustes, sont finalement démolies entre 1930 et 1931. Dès lors, comment réhabiliter ce lieu privé de sa silhouette caractéristique ? En 1931, l’espace libre est aménagé en terrasse (projet d’Welles), avec par la suite le projet d’y créer une scène de théâtre en plein air. Le 12 juin 1939, le quotidien La Petite Gironde publie un article sur l’inauguration d’un bar-buvette qui remporte un grand succès populaire sur ces mêmes terrasses.
Archives municipales de Bordeaux, Fi 22 D 247
D’autres projets d’aménagement des terrasses seront proposés, notamment, en 1953, celui, resté sans suite, d’un théâtre en plein air de 3500 places, dont le parterre aurait occupé l’espace du jardin botanique.

En 2000, une nouvelle étude envisage la possibilité d’extension du Muséum d’Histoire naturelle sur le site du Jardin public. Le projet de réaménagement du jardin botanique dans les nouveaux quartiers de la Bastide va libérer une aile de l’ancien bâtiment des serres.
Dès 2007, les herbiers, la bibliothèque et les locaux administratifs du Jardin botanique occupant l’aile nord déménagent. Cette partie est rénovée et le bâtiment accueille désormais les services des espaces verts ainsi qu’un espace de restauration du personnel, libérant ainsi l’aile sud qui sera rénovée pour le Muséum.
En juin 2011, les travaux sont terminés. La bibliothèque y est aussitôt transférée. La direction, les services administratif et scientifique investiront les lieux avant la fin de l’année. La rénovation de l’hôtel de Lisleferme pourra alors commencer.

Historique de chantier

La phase de travaux du futur pavillon administratif du Muséum a commencé en septembre 2010, la fonction de maître d’œuvre étant assurée par le cabinet Basalt Architecture, conjointement avec le bureau d’études Coplan Sud-Ouest.
La Mairie de Bordeaux, assurant la maîtrise d’ouvrage, était représentée par la DGAC (Direction générale des affaires culturelles), la DCP (Direction des constructions publiques) et le Muséum d’Histoire naturelle, en tant que futur utilisateur.

Les réunions hebdomadaires menées par le conducteur de travaux, garantissaient une parfaite conduite et coordination de tous les corps de métiers impliqués dans la réhabilitation du bâtiment. Le bureau d’architecture, en la personne d’un ingénieur, venait épauler le conducteur de travaux. Il apportait son éclairage au fur et à mesure de l’avancée du chantier si nécessaire.

Tout au long du projet, de nombreuses entreprises étaient mobilisées, en commençant par celle de gros oeuvre – maçonnerie ; suivi par les autres corps de métiers d'infrastructure – pose de plafonds, plâtrerie, électricité, plomberie, chauffage, revêtement des sols, menuiserie, etc., allant jusqu’à l’équipement de systèmes anti-intrusion et ceux de la prévention d’incendie.

Depuis juin 2011, les travaux sur le bâtiment sont achevés et le pavillon est reçu.
Le déménagement des services administratif et scientifique et l'installation du personnel sont en cours et seront terminés avant la fin du dernier trimestre 2011.
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