Caudéran

Carnet de marche à Caudéran - Jour 1

Caudéran
À vrai dire, ma promenade à pied dans Caudéran, entamée la veille, avait mal commencé.
C'était un peu ma faute. J'avais choisi de lancer mes premières foulées au pied de la Cité administrative. Voici un bâtiment sûrement fonctionnel, mais dont il n'y a rien à dire ni à montrer ; sauf le panneau ci-contre... Des étrangers en font peut-être une lecture poétique.

Dépassant la Cité, j'avais erré des kilomètres dans les rues sans trouver l'inspiration.
Les maisons étaient coquettes,
les haies soignées,
les cyclistes courtois...
Mais ça ne racontait pas Caudéran.
Du dehors, le quartier respirait une calme opulence qui ne fouettait guère l'imagination. Ce n'est pas sans raison que les preneurs d'images, en général, élisent les terrains vagues et les usines à l'abandon.
Il aurait fallu pousser les portes et lier connaissance, mais je n'osais pas. De jolis bars à l'ancienne se trouvaient pourtant sur mon chemin. Le Marigny, le Lestonat, le Cerey... Les patrons devaient en savoir long sur le quartier et sur ses habitants. J'avais tort, peut-être, de commander partout des Perriers tranche. Ça ne facilitait pas mon intégration.
Au rendez-vous des amis
 
Olivier Bleys, auteur de ce carnet de marche à Caudéran, est écrivain, marcheur, scénariste multimédia. En juillet 2010, il a pris le départ d'un tour du monde à pied, par étapes, qu'il poursuit d'année en année. Il effectue à l'occasion des tours de villes à pied : Paris, Lyon, Metz... et Bordeaux où il a accepté de rester un peu pour réaliser ces portraits de quartier.
Poster un commentaire Remarque, complément d’information, suggestion... Laissez-nous un commentaire (non publié) pour nous aider à améliorer le contenu de cette page.
Souhaitez-vous obtenir une réponse ?