Bordeaux maritime

Daniel Iffla dit Osiris

Bordeaux maritime
Daniel Iffla dit Osiris
Daniel Iffla dit Osiris. 1825, Bordeaux - 1907, Paris

Homme d'affaires et philanthrope, Daniel Iffla (dit Osiris) est un financier et mécène issu d'une famille juive marocaine.

Il fait fortune à Paris dans la banque et investit dans les chemins de fer espagnols, ce qui lui vaut d'être décoré de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

Des finances au mécénat

A la mort de son épouse Léonie Carlier en 1855, il décide de se consacrer au mécénat. Ainsi, dès 1860, fortune faite, il prend ses distances avec le palais Brogniart et le monde financier, leur préférant les milieux artistiques, littéraires et scientifiques.
C'est également à cette époque qu'il décide d'accoler à son patronyme, le nom d'Osiris.

Prototype du mécène moderne doublé d'un homme d'œuvres, son obsession philanthropique procède de la tradition juive de la tsedaka (charité), des valeurs républicaines et de l'irrépressible désir d'étaler sa fortune. C'est ainsi qu'il fait édifier une statue en l'honneur de Jeanne d'Arc à Nancy, constitue une impressionnante collection de reliques napoléoniennes, achète le domaine de La Tour Blanche à Bommes, offre la Malmaison à l'État, à la condition que celui-ci poursuive le rapatriement du mobilier d'origine et que le Pavillon Osiris présente en permanence sa collection.
Daniel Iffla fait également construire des synagogues à Paris, Arcachon, Bruyères, Tours, Vincennes, Tunis et Lausanne. Ainsi que la villa Alexandre Dumas dans la "Ville d'hiver" d'Arcachon. Il est enfin à l'origine de l'école de viticulture et d'œnologie de La Tour Blanche.

Daniel Iffla peut être considéré comme le fondateur des premiers "restaurants du cœur" puisqu'il lègue à la Ville de Bordeaux la somme de 2 millions de francs pour "créer un asile de jour installé sur un bateau, où seront reçus des ouvriers âgés et indigents des deux sexes, sans distinction de culte", qui fonctionne de 1913 à 1940.

A sa mort, il lègue sa fortune à l'institut Pasteur ainsi qu'à des institutions charitables. Excentrique jusqu'au bout, même dans sa judaïté, il ne rate aucune occasion de s'opposer au Consistoire israélite qui lui interdit formellement de se faire aménager un caveau monumental. Sa tombe à Montmartre, est néanmoins surmontée d'une grande reproduction en bronze du Moïse de Michel-Ange.
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