Bordeaux en chantiers

Plusieurs centaines de chantiers simultanés, de nature et d'étendue diverses, sont actuellement en cours dans Bordeaux. Une intensité de travaux qui peut perturber temporairement la vie des usagers, mais va de pair avec la mutation d'une métropole attractive tournée vers le 21e siècle. Explications.

Effet domino

Bordeaux poursuit sa métamorphose, comme en témoigne l'intense activité des pelleteuses et des marteaux-piqueurs aux quatre coins de la ville. Une dynamique inhabituelle, qui recouvre trois catégories de chantiers :
  • Les grands projets structurants engagés par la Ville et la Métropole (dont 16 sont source de perturbations passagères) : future ligne D du tram, pont Simone-Veil, aménagements du Bordeaux historique et édification des nouveaux quartiers (Euratlantique, Garonne-Eiffel, Ginko, Bassins à flot, Niel, Brazza...).
  • L'activité des concessionnaires privés (eau, gaz, électricité, fibre optique) en préalable à ces opérations, ou pour assurer l'entretien courant des réseaux.
  •  Les « simples » interventions sur immeubles lancées par des particuliers, qui représentent la moitié des chantiers recensés.
Or, pour peu qu'un chantier soit prolongé ou reporté en raison de délibérations diverses ou d'imprévus techniques (tram D, rue du Dr Charles Nancel-Pénard, place André Meunier, bus à haut niveau de service, pont Simone-Veil…), les plannings se superposent, créant rapidement un effet domino.

Mesure

C'est le lot de toute transformation urbaine : trouées et rebouchages successifs de la chaussée, encombrement des trottoirs, nuisances sonores, déviations et engorgement du trafic impactent provisoirement le quotidien des usagers. Une problématique particulièrement sensible au niveau des déplacements.

Pour parer à ce phénomène, de nombreuses mesures ont été engagées, comme la mise à 2x4 voies du pont François-Mitterrand, la mise à 2x3 voies de la rocade ouest entre Mérignac et Eysines, ou le recours au système "Gertrude" de régulation des feux tricolores, qui permet d'optimiser en temps réel la circulation sur les voies bordelaises.

Un plan d'urgence mobilité doté de 780 millions d'euros sur 3 an a également été adopté fin avril par le Conseil de Bordeaux Métropole. Il prévoit notamment de nouveaux aménagements sur la rocade, plus de 8 000 places supplémentaires de stationnement dans les parcs-relais et parkings de la ville, et un important coup de pouce à la pratique du vélo.
Une communication renforcée vise par ailleurs à informer les usagers sur les conditions du trafic et sur l'avancement des chantiers : bordeaux.fr, sedeplacer.bordeaux-metropole.fr, réseaux sociaux et publications de la Ville, points de presse réguliers, et affichage informatif prévu sur le lieu même des travaux.

Enfin, la gestion municipale des chantiers bordelais s'appuie depuis peu sur un logiciel innovant, baptisé Litteralis : une banque de données intelligente qui recoupe avec précision, jusqu'à 3 ans à l'avance, l'intervention des différents opérateurs.

Un apaisement progressif

Le pic de travaux actuel n'est pas sans rappeler celui qui, à l'aube des années 2000, a donné à la ville l'attractivité qu'on lui connait aujourd'hui. Or, l'afflux d'investisseurs, de nouveaux habitants et de touristes, la métropolisation en 2016 ou l'arrivée de la LGV (ligne à Grande Vitesse) en 2017, sont des facteurs de croissance qui appellent à leur tour de nouvelles mutations. Finalité : hisser Bordeaux à hauteur des grandes métropoles européennes et des défis du 21e siècle, tout en préservant la qualité de vie qui la caractérise.

D'ici 2020, la ville prévoit ainsi la rénovation d'une centaine de voies dans Bordeaux, le réaménagement de places historiques (Nansouty, André-Meunier, Gambetta, place de l'Europe…) pour créer davantage de centralité et de vie au coeur des quartiers, et la mise en oeuvre d'un vaste réseau de chaleur alimenté par géothermie, destiné aux quartiers en projets de la rive droite (Brazza, Bastide Niel, Garonne-Eiffel et la ZAC des quais).

Tout comme à l'époque de la première grande vague de travaux, l'effet domino actuel est appelé à s'inverser progressivement, à mesure que d'importants chantiers touchent à leur terme. Avec un apaisement global attendu d'ici 2020.


 
Poster un commentaire Remarque, complément d’information, suggestion... Laissez-nous un commentaire (non publié) pour nous aider à améliorer le contenu de cette page.
Souhaitez-vous obtenir une réponse ?