Documentation historique et documents d'urbanisme

Connaître l'histoire de la fabrication de la ville pour imaginer son futur

Mise en place grâce à la collaboration de la DRAC et du service régional de l'Inventaire, la mission de documentation et de topographie historique accompagne le recensement des immeubles sur le terrain. Ce travail vise à mieux comprendre la formation des tissus urbains, leur constitution et les caractères de leur architecture.

La mission de documentation se base sur une analyse critique des sources disponibles : autorisations de voirie, plans, cadastres, vues anciennes de la ville, actes administratifs avec l'objectif de mieux comprendre les logiques de constitution des tissus : lotissements, ouvertures de rues, aménagements des places, jardins, opérations de logement social, monuments, édifices publics...

Ces recherches font l'objet de fiches documentaires intégrées à la base de données géoréférencée.
Les fiches apportent cinq niveaux d'informations qui éclairent sur la valeur patrimoniale de la topographie des quartiers et de leurs éléments constitutifs :

  • les secteurs explicitent la formation de grands territoires, les "mailles" urbaines, contenues entre les grandes voies de passage, les axes ou les places, les monuments symboliques et représentatifs de la constitution de la ville
  • les opérations d'aménagement sont des ensembles identifiés historiquement et topographiquement dans la rapidité de leur constitution : lotissements, percements "autoritaires" de voies nouvelles dans un parcellaire ancien
  • les figures urbaines sont des espaces urbains aux stratifications plus longues et qui révèlent les transformations successives d'ensembles, constitués selon des principes d'ordonnancement savant ou bien sur les traces de l'histoire la plus ancienne de la ville. Ces figures sont en outre des espaces emblématiques et symboliques forts dans l'histoire de quartiers
  • les séquences sont de petits ensembles remarquables dans le paysage urbain. Composées de plusieurs bâtiments, elles peuvent présenter une certaine uniformité mais aussi des alternances ou des variations qui font leur particularité
  • les fiches immeubles bâtis ne concernent qu'un bâtiment, ou bien l'histoire d'un site sur lequel s'en sont implantés plusieurs, architectures publiques comme privées, les monuments, les écoles, mais aussi certaines maisons sont représentées sur ces fiches

Les architectures représentatives : pour une meilleure gestion de leur évolution

L'observation et l'analyse fine des autorisations de voirie (ancêtres de nos permis de construire) permettent de mieux comprendre la structure et la matérialité des maisons de Bordeaux : maisons à loyer au centre ville, les plus anciennes, aux fameuses échoppes de la petite banlieue (la partie annexée aux communes périphériques en 1865 lors de l'ouverture des boulevards).
Coupe sur une échoppe, rue de la Pyramide (Pelleport) - 1865
Il existe à Bordeaux des types reconnaissables d'architecture mais ces maisons ne peuvent se réduire à des modèles reproduits. C'est, bien au contraire, un ensemble de qualités permanentes : dans l'emploi des matériaux, leur mise en œuvre, la distribution des pièces, la composition des façades, la carcasse de la maison en coupe et surtout les combinaisons de ces caractères, multipliables à l'envie, qui donnent au paysage urbain bordelais de la ville son unité et sa valeur collective, matérielle, sociale et historique.


La documentation des architectures domestiques permet précisément de connaître les évolutions possibles d'un type de bâtisse, les façons de le transformer, et jusqu'à quel point il n'est plus considéré comme représentatif de la ville de pierre. Ces arguments intéressent directement le volet réglementaire de la modification du PLU.
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