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30 ans d'expos

1973, un lieu pour tous les arts Artistes et expositions 1984 Les années 1990 Les années 2000 Directeurs du Capc puis du capcMusée

Robert Morris, "Steam" 1995
(© Photo F. Delpech, 1995)
Depuis 1973, quand est organisée pour la première fois à Bordeaux une exposition d’art contemporain, qui s’appelait « Regarder ailleurs » à aujourd’hui, le capc a subi une évolution assez frappante. Devenu dès 1983 le Musée d’art contemporain de Bordeaux, disposant à partir de 1990 des espaces réhabilités de l’Entrepôt des denrées coloniales (Entrepôt Lainé) sa mission première, même si elle a évolué et bénéficié de moyens d’action plus importants, n’a pourtant pas changé. Cette mission est double : l'information et la formation. Car pour faire connaître à Bordeaux l’art d’aujourd’hui il appartient au musée de contribuer à familiariser son public avec les formes toujours changeantes de l’actualité artistique. C’est l’histoire de ce musée qui est présentée ici, et un rappel de quelques rencontres avec des artistes dont les Bordelais se souviennent.

1973, un lieu pour tous les arts

En 1965, Roger Lafosse crée à Bordeaux le Festival Sigma, un festival des avant-gardes des arts de la scène et des arts visuels. En 1973, quand il s’installe dans l’Entrepôt, toute une génération découvre alors cet espace singulier.
Simultanément des expositions sont proposées dans la ville par le Centre d’Arts Plastiques Contemporains, (Capc), une association fondée par Jean-Louis Froment. Dès 1974, le Capc rejoint à son tour l’Entrepôt et y présente ses premières expositions. A Sigma et au Capc se joignent deux compagnies théâtrales puis le centre d’architecture Arc en rêve. L’Entrepôt a trouvé un nouveau destin qui correspond au projet avancé pour sa sauvegarde et sa réhabilitation: un « lieu pour tous les arts ».
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Artistes et expositions


Claude Viallat,
montage de l'exposition, 1980
(© Photo J. M. Blanc)
Dans ses premières années, le Capc présente les nouvelles avant-gardes à l'occasion d’ expositions collectives : Pour mémoires, en 1973-74, suivi de Mémoire d'un pays noir et de Onze peintres de Bordeaux.
En 1975 est créée une cellule éducative mobile, l'Artbus. Le centre présente Jim Dine, puis Andy Warhol. Se succèdent Identité/Identifications en 1976, Magritte en 1977, Sculpture/Nature en 1978. L’exposition Aachen, die Grenze/Aix-la-Chapelle, la frontière qui réunit 23 artistes allemands, belges et néerlandais est présentée à Aix-la-Chapelle, Bonn et Bordeaux.
En 1979, lors de la première campagne de travaux, le Capc est devenu une petite institution. Ainsi les quelques années pionnières prennent fin alors que le public découvre le loisir culturel.
Dès 1980, l’utilisation de la grande nef pour les projets spectaculaires de Claude Viallat, Simon Hantaï, Richard Long, les expositions sur le Colorfield, l’Antiform et l’Arte Povera ont fait entrer le capc dans le club fermé des grands lieux de l’art contemporain. En 1984, quand ce centre d’art avant la lettre devient un musée, il s’inscrit dans de nouvelles perspectives.
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1984

L’inauguration du Musée d’art contemporain a lieu le 17 mai 1984., avec les expositions de Cy Twombly, Anselm Kiefer et « Légendes », collection idéale et imaginaire. Le capc reçoit cette année là l’hommage de la Biennale de Venise.
Dans les années qui suivent, expositions et événements se succèdent : jeunes artistes comme Robert Combas, Jean-Charles Blais, José Maria Sicilia, Miquel Barceló, Haim Steinbach, talents confirmés, artistes minimalistes et artistes conceptuels, ou brillantes individualités comme Enzo Cucchi ou Julian Schnabel.
Mais c’est l’attrait  que la nef de l’Entrepôt exerce sur les artistes invités par Jean-Louis Froment  qui donne au musée sa véritable identité. Jannis Kounellis, Gilbert & George, Mario Merz, Keith Haring ou Wolfgang Laib en relèvent le défi.
Au cours des années 80, le musée réalise des expositions en Californie, en Espagne, puis dans toute l’Europe et au Japon avec l’exposition Collection Sonnabend.
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Les années 1990

En 1990, le capcMusée et arc en rêve-centre d’architecture occupent la totalité de l’Entrepôt. La réouverture des lieux après travaux, en juin 1990, voit une magistrale proposition de Richard Serra dans la nef et une présentation sélective de sept artistes de la collection. Suivent de nouveaux projets proposés par Daniel Buren, Jean Pierre Raynaud, Robert Morris et par des commissaires invités, Laurent Busine, Harald Szeeman et Nicolas Bourriaud pour « Traffic ».
En 1996, à Jean-Louis Froment, le directeur et fondateur du Capc, succède Henry-Claude Cousseau, qui forme équipe avec Marie-Laure Bernadac. Parmi les perspectives dégagées par la nouvelle équipe s’affirme un objectif commun à tout musée, le devoir de collection. La politique d’acquisitions est redéfinie et intensifiée. Grâce aux aides et aux dépôts de l’Etat, près d’une centaine d’œuvres sont venues enrichir le fonds du capcMusée. Ces acquisitions ont permis de multiplier les présentations temporaires de la collection, selon des approches spécifiques ou thématiques dont Collection, découverte (1997), Fictions d’architecture, De la peinture à l’objet, Plaisir-déplaisir, Collections parallèles, Dehors-dedans I & II (1999-2000) puis Imago Mundi, + vrai que nature (2001)…
Depuis 1997, le musée a présenté des rétrospectives de Richard Baquié, de Louise Bourgeois, etc.  La Grande Nef de l’Entrepôt demeure le cadre de projets inédits. Elle contribue, par sa configuration architecturale et ses proportions, à donner à ces projets une teneur particulière. C’est, définitivement, l’une des caractéristiques de ce musée. Niele Toroni, Anish Kapoor, Sarkis, Jenny Holzer se sont mesurés très récemment à cet espace.
Une nouveauté a été l’ouverture au cœur du musée de la Galerie des Projets, un espace expérimental  permet de proposer à de jeunes artistes, dont des bordelais, leur premier projet muséal.
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Les années 2000


"Cities on the Move", 2000
(© Photo F. Delpech, 2000)
Avec l’exposition Cities on the Move, (1998), Présumés Innocents (2000), Côte à Côte (2001), on remarque que la notion de la création internationale s’est élargie. Le musée ne souhaite plus se borner exclusivement aux contextes européen et américain mais tendre l’oreille à l’Asie, au continent Sud-Américain et aux pays émergents et « confronter les anciens et les nouveaux mondes » . En étendant sa curiosité, ne souhaite t-il pas avant tout demeurer une institution de référence sur le plan international ?
De juin 2001 à mai 2006, la direction du capcMusée a été confiée à Maurice Fréchuret, conservateur en chef du Patrimoine. Sa première initiative a été l’exposition Les années 70 : l’art en cause, réflexion historique sur cette décennie si déterminante pour l’art contemporain. De nouveaux dépôts de l’Etat, par l’intermédiaire du Fnac, viennent à nouveau enrichir le fonds.
Le musée reçoit en 2003 le nouveau label national Musée de France. Les récentes expositions ont permis de découvrir le travail de Tatiana Trouvé, de Thierry Mouillé,  des Stalker, de Thomas Struth et de s’intéresser à la pratique des Remakes ou aux rapports art-nourriture avec l’exposition Hors d’œuvre.
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Directeurs du Capc puis du capcMusée

  • Jean-Louis Froment, de 1973 à 1996
  • Henry-Claude Cousseau, assisté de Marie-Laure Bernadac de 1997 à 2000
  • Maurice Fréchuret, de 2001 à 2006
  • Charlotte Laubard, à partir de 2006
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