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Les collections du Musée des beaux-arts

A travers ses collections de peintures, sculptures et dessins, le musée des beaux-arts de Bordeaux propose un large panorama de l'art européen du 16e au 20e siècle. Jalonnée par la présence d'artistes au nom évocateur comme Véronèse, Rubens, Van Dyck, Delacroix, Picasso, ou de fonds très complets comme la peinture hollandaise du 18e, la collection offre aussi un regard sur la vie artistique régionale avec de riches ensembles d'oeuvres du 18e et 19e siècle ou d'artistes comme Redon, Marquet ou Lhote.
Travaux dans l'aile nord

En raison de travaux dans l'aile nord du musée,
les collections 19e et 20e siècles ne sont pas visibles jusqu'au 15 mai 2010.



Perugin,La Vierge à l'enfant
entre saint Jérôme et saint Augustin
L'oeuvre la plus ancienne, datée de 1469, la Vierge de Pitié de Hans Clot, témoigne de l'expressivité de la peinture des Primitifs nordiques. Une "Annonciation" d'un anonyme flamand du 16e siècle présente l'archange Gabriel accompagné par une cohorte d'anges. Parmi les peintures italiennes se détachent "La Vierge à l'Enfant entre saint Jérôme et saint Augustin" du Pérugin et de son atelier, "Tarquin et Lucrèce" de Titien et la "Sainte Famille avec sainte Dorothée" de Véronèse.

Giovanni Do, Le maître et son élève
L'ensemble européen caravagesque constitue l'un des fleurons de la collection avec chez les Italiens la "Dispute des philosophes" et la "Dispute des théologiens" de Giordano, "Le maître et son élève" du napolitain Giovanni Do, "Le prophète lisant" du Maître de l'Annonce aux bergers qui entourent la copie par Finson de la "Madeleine" en extase de Caravage  aujourd'hui disparue. On distingue chez les Français, le "David" d'Aubin Vouet et le "Saint Sébastien soigné par Irène" du Maître à la chandelle, autrefois attribué à Trophime Bigot, et chez les Hollandais le "Joueur de luth" de Ter Brugghen. Pour la peinture italienne signalons encore la qualité de la "Vierge à l'Enfant" du peintre baroque romain Pierre de Cortone.

Jan Van Goyen, Le chêne foudroyé
La collection hollandaise du 17e de Bordeaux est considérée comme l'une des plus complètes de France. Elle est pour une grande part consacrée au paysage avec des noms prestigieux comme Van Goyen, les Ruysdael, Swanevelt et a été récemment complétée par les dépôts de deux grands paysages de Van Haagen et de Looten. Un panneau composé de natures mortes met en valeur la qualité exceptionnelle de la peinture de Davidsz de Heem tandis qu'un autre est dédié au portrait avec "Homme à la main sur le coeur" de Frans Hals.

Rubens, Martyre de saint Georges
Pour l'école flamande, de grands formats évoquent la peinture baroque, avec Rubens et son "Martyre de saint Georges" et Van Dyck, dont le "Portrait de Marie de Médicis" provient de l'ancienne collection de Mazarin. La nature morte et la peinture animalière, avec les deux études de Pieter Boel, sont également représentées.
Pour le 18e siècle la peinture italienne et mise en valeur avec les deux grandes toiles de Magnasco qui témoignent des conditions de vie des galériens à Gênes, dans une lumière accusant la souffrance des corps suppliciés. Deux paysages avec figures du même artiste complètent cet ensemble, tandis que "Eliezer et Rebecca" du vénitien Pittoni transpose dans le style rococo une scène biblique. L'école anglaise manifeste son goût pour le portrait inséré dans le paysage avec les représentations du "Docteur Richard Robinson" de Reynolds, de "John Hunter" de Lawrence et des portraits de Stuart et de Ramsay, tandis que l'allemand Tischbein évoque la personnalité de la "Princesse d'Orange Nassau".

Vincent, La leçon de labourage
Dans l'école française les tableaux les plus notables sont la "Nature morte aux morceaux  de viande" de Chardin, "La Présentation de Jésus au temple" de Restout et "La leçon de labourage" de Vincent d'inspiration rousseauiste. De nombreuses représentations d'hommes, de femmes et même d'un enfant, issus de diverses conditions sociales, sont là pour témoigner que le 18e siècle fut celui des portraits ; parmi eux se détachent le "Portrait d'un religieux" de Largillierre et la "Marquise du Châtelet" de Marianne Loir.
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