|
|
|
|
|
|
Mon
bordeaux.
fr
|
|
|
|
Les collections du Musée des beaux-arts
 Lacour, Vue d'une partie du port et des quais de Bordeaux |
Le style néo-classique retourne aux sources antiques dans les deux tableaux de Guérin et "Héro et Léandre" du bordelais Taillasson ; l'école bordelaise rassemble quatre toiles de Pierre Lacour, premier conservateur du musée, qui les avait conçues pour décorer l'hôtel Saige, édifié par Victor Louis, l'architecte du Grand Théâtre. La "Vue d'une partie du port et des quais de Bordeaux" réalisée en 1806 par le même artiste déploie les façades des Chartrons et de Bacalan au moment où Bordeaux était le premier port de France.
|
|
|
|
|
 Gros, Embarquement de la Duchesse d'Angoulême à Pauillac |
La monumentale toile de Gros, "Embarquement de la Duchesse d'Angoulême à Pauillac", relate un épisode local survenu durant les Cent Jours. Les oeuvres de Delacroix sont représentatives du romantisme. "La Grèce sur les ruines de Missolonghi" est sans conteste la toile la plus célèbre du musée des beaux-arts qui conserve plusieurs autres tableaux du peintre, dont le "Boissy d'Anglas à la Convention" et la "Chasse aux lions". Le romantisme s'exprime également à travers les marines de Gudin et d'Isabey.

Rosa Bonheur, La foulaison du blé en campagne |
L'académisme offre des oeuvres importantes de Bouguereau, Gérôme, Baudry ou Carolus-Duran. Une salle est dévolue au réalisme social avec Antigna, Buland, Gilbert et Princeteau, tandis que la peinture animalière prend les dimensions de la peinture d'histoire dans "La foulaison du blé en Camargue" de la bordelaise Rosa Bonheur. Chez les paysagistes, à côté des artistes de Barbizon, Daubigny et Diaz de la Pena, figure le "Bain de Diane" de Corot. "Marée basse à Etaples", l'une des plus grandes toiles consacrées par Boudin au littoral normand, introduit un espace réservé aux impressionnistes, où dominent les esquisses de Renoir ainsi qu'un rare paysage de Seurat.
Une autre toile célèbre du musée, "Rolla" de Gervex montre la complexité de la peinture dans les années 1870 où les artistes hésitent entre académisme et modernité. La fin du 19e siècle est caractérisée par le symbolisme avec la présence de plusieurs toiles du grand peintre bordelais, Odilon Redon, "Le char d'Apollon" de 1909, "L'homme ailé ou l'ange déchu" et "La prière". L'immense toile d'Henri Martin, "Chacun sa chimère", leur fait face.
D'importantes oeuvres des deux grands artistes bordelais du 20e siècle, Albert Marquet et André Lhote, forment des ensembles uniques ; pour Marquet, "Autoportrait", "Le sergent de la Coloniale", "Le port de Bordeaux", pour Lhote, "L'entrée du bassin à flot de Bordeaux", "Les Pins à Arcachon", "Les baigneuses"... Ces deux séries sont complétées par des toiles fauves de Valtat et de Jean Puy.
 | Picasso, Portrait d'Olga lisant |
Les grands noms du 20e siècle sont aussi présents : Matisse, Soutine, Kokoschka, Vallotton... Le "Portrait d'Olga lisant" de Picasso rappelle la période ingresque du maître. La dernière salle traite des différents courants artistiques des années 1920/70 - abstraction géométrique de Herbin, abstraction lyrique de Bissière, sans oublier les contemporains, Debré, Alechinsky, Lestié, Gardair ou Bellan. Les divers courants de la sculpture sont représentés par des oeuvres de Despiau, Zadkine et Gargallo.
|
|
|
|
|
|
|
|