Présentation

Témoignage historique, le centre national Jean Moulin, en accord avec l'esprit de celui qu'il honore, n'en est pas moins tourné vers l'avenir, apportant sa contribution à l'enseignement et à la recherche.

Créé en 1967, à l'instigation de Jacques Chaban-Delmas, compagnon de la Libération et délégué militaire national du Général de Gaulle, le centre national Jean Moulin, musée et centre de documentation de la Seconde Guerre Mondiale, est installé dans les locaux de l'ancienne Caisse d'Epargne de Bordeaux, immeuble édifié au milieu du 19e siècle. 
Il offre au public des documents d'époque (affiches, correspondances clandestines, armement...) et des objets qui permettent à tous de se souvenir de cette période récente de notre Histoire, de situer les différents réseaux et d'apprécier le combat de chacun pour la liberté. Il organise aussi des expositions, réalise des études, des animations spéciales.
Le centre national Jean Moulin accueille également les artistes et tout particulièrement dans le cadre de ses collections permanentes, l'exposition "Nuit et Brouillard" de Jean-Jacques Morvan, les oeuvres de guerre du peintre bordelais Edmond Boissonnet, les émaux de Raymond Mirande.
Le centre national Jean Moulin, dont la vocation première est pédagogique, attire lycéens, étudiants et chercheurs en quête de documents. Un service éducatif, placé sous la responsabilité d'un professeur d'histoire, assure les visites commentées du musée.

Jean Moulin

Jean Moulin
Sous Préfet d'Alberville,1928
Né à Béziers en 1899, Jean Moulin fut, après des études de droit, le plus jeune sous-préfet, puis le plus jeune préfet de France. La débâcle de juin 1940, le trouve préfet de Chartres où dès le 17 juin il accomplit son premier acte de résistance.
Destitué par le gouvernement de Vichy, il part pour Londres. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er janvier 1942, il est porteur de deux ordres de mission, un civil et un militaire, chargé de coordonner l'action des mouvements de Résistance et d'organiser une armée secrète. Premier président du CNR (Conseil National de la Résistance), il est arrêté à Caluire le 21 juin 1943. Torturé, il meurt durant son transfert en Allemagne. Depuis le 19 décembre 1964, ses cendres reposent au Panthéon.
Mais au-delà de l'homme historique, Jean Moulin, c'est aussi l'amateur d'art, l'artiste qui sous le pseudonyme de Romanin publie des caricatures, grave des eaux-fortes, peint des aquarelles.

La Résistance

Ronéo
ayant servi à imprimer des tracts clandestins
18 juin 1940 : le général de Gaulle, arrivé la veille à Londres, lance son appel.

2 juillet 1940 : la France est coupée en deux par la ligne de démarcation. La zone Nord est occupée par les Allemands ; la zone Sud, contrôlée par le gouvernement de Pétain installé à Vichy, sera occupée elle aussi à partir du 11 novembre 1942.

Ceux qui n'acceptent pas de vivre sous la botte allemande, vont devenir des résistants. Ce ne sont pas des combattants comme les autres. Ils sont tous volontaires, sans uniforme, anonymes, clandestins.
Face à eux, le dispositif répressif allemand est écrasant avec sa police spéciale, la Gestapo, aidée parfois par des Français égarés par la propagande collaborationniste et notamment la Milice.
Le combat est inégal, mais l'élan patriotique a le plus souvent compensé l'inexpérience, malheureusement au prix de lourds sacrifices.

Les Forces Françaises Libres

Fanion du bateau
d'évasion Dalch-Mad
A Londres, dès le mois de juillet 1940, le général de Gaulle constitue son état-major avec notamment Dewavrin (Passy), Roulier (Rémy), Duclos (Saint-Jacques), Fourcaud, d'Estienne d'Orves,

« Ces premiers hommes de Londres » formeront le BCRA (Bureau Central du Renseignement et de l'Action).

Simultanément, le général de Gaulle regroupe et organise sous son commandement les restes de notre armée échappée aux Allemands. Avec les volontaires qui le rejoignent, il constitue les forces de Terre, de Mer et de l'Air de la France libre, qui vont combattre aux côtés des Alliés.

La déportation

J.J Morvan, C'étaient des enfants
Les camps nazis de concentration sont l'une des premières institutions mises en place dès l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933. La terreur, développée auparavant par des groupes paramilitaires nazis (SA et SS) devient légale. Les opposants les plus hostiles au régime sont arrêtés et internés. Dès le début de l'occupation, les autorités allemandes ont utilisé en France le système de la déportation.

Les premières victimes sont des détenus rassemblés dans les camps du Sud de la France (Autrichiens et Allemands, réfugiés politiques, combattants des Brigades internationales et républicains espagnols, juifs étrangers) puis des Alsaciens et Lorrains qui refusent la germanisation. Bientôt, l'ensemble des juifs, tous les opposants (gaullistes, communistes, résistants de tous bords) connaîtront le même sort.
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