Lutte contre le racisme et l'antisémitisme

Le racisme et l'antisémitisme se traduisent par des propos, des comportements ou des violences à l'égard des personnes en raison de leur origine ou de leur religion ou encore en raison de leur apparence physique.
Lutte contre le racisme et l'antisémitisme
Plusieurs études ont récemment montré une augmentation inquiétante de l'antisémitisme en France. Selon le ministère de l'intérieur, on a assisté en 2018 à une augmentation de 74% des actes antisémites dans notre pays. En parallèle, un tiers des français dit avoir été victime de comportements racistes au cours des cinq dernières années, et la Commission nationale consultative des droits de l'Homme pointait dans son rapport de 2018 une baisse de la tolérance sociale envers les Noirs et les Roms.

Au mois d'octobre 2018, la Ville de Bordeaux a adhéré à la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR) afin de sceller son engagement dans la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

Enquête : Le racisme et l'antisémitisme dans la ville

La Ville de Bordeaux s'est dotée, depuis plusieurs années, de dispositifs de veille et de diagnostic en matière de lutte contre les discriminations. Dans la continuité du travail déjà réalisé, l'Observatoire Bordelais de l'Egalité entend mener une enquête sur l'épreuve du racisme et de l'antisémitisme à proprement parlé par l'intermédiaire de la commission "Lutte contre le racisme et l'antisémitisme". Cette enquête visera à mieux saisir les expériences de racisme et d'antisémitisme vécues par les bordelais dans l'espace public, les services privés ou publics ou encore le travail.

Dans un contexte national marqué par une très forte hausse des actes antisémites en 2018, une baisse de tolérance à l'égard des populations noire et rom, une tolérance très basse envers les musulmans et une hausse des actions violentes à connotation racistes, la Ville de Bordeaux se positionne donc sur la mesure de ces phénomènes, en développant une étude participative avec les actrices et acteurs de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (associations, chercheurs, services de la mairie).

L'enquête en ligne a été lancée par la ville au mois de février 2019 afin de recueillir les expériences de racisme et d'antisémitisme dont les bordelais et bordelaises ont fait l'expérience.

Nous, différents ?

Dans un contexte marqué par une progression de l'islamophobie, illustrée notamment par l'attentat de Christchurch qui a fait 50 morts en Nouvelle-Zélande, et une très forte hausse des actes antisémites en France, la Ville de Bordeaux a adhéré le 15 octobre dernier à la Coalition internationale des villes contre le racisme de l'Unesco. Ainsi, la municipalité s'engage, avec ses partenaires associatifs et institutionnels (Unesco et Dilcrah - Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine antiLGBT -), dans une action d'envergure pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme.

Face à ces phénomènes de haine et de rejet, sensibiliser le grand public est extrêmement important. C'est pourquoi la Ville de Bordeaux a établi un partenariat avec l'UNESCO pour la conceptualisation et la mise en oeuvre d'une campagne d'affichage et d'outils numériques, visibles dans les espaces publics, en commémoration de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, le 21 mars 2019. Cette campagne, diffusée en premier lieu à Bordeaux, est proposée dans le monde entier aux villes appartenant à la Coalition internationale des villes inclusives et durables. Elle repose sur une dizaine de visages de bordelaises et de bordelais, qui s'interrogent sur la catégorisation des personnes en fonction de leur origine ou de leur apparence au travers du questionnement "Moi, différent ?".

Commission de lutte contre le racisme et l'antisémitisme

La ville de Bordeaux a mis en place en 2018 une commission de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Cette commission a pour objectif d'élaborer un plan d'actions de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Pour se faire, les membres de la commission ont élaboré un questionnaire d'enquête mis en ligne afin de pouvoir saisir les expériences de racisme et d'antisémitisme rencontrées par les bordelaises et les bordelais.

Mémoire de la SHOAH - Stolpersteine

Les 6 et 7 avril 2017, à partir d'un projet lancé par Bordeaux-Montaigne, dix Stolpersteine ont été posées à Bordeaux et à Bègles devant les derniers lieux de vie de victimes du nazisme.
Créées par l'artiste berlinois Gunter Demnig en 1993, les Stolpersteine, traduisible par « pierres sur lesquelles on trébuche » sont des pavés de béton ou de métal de dix centimètres de côté enfoncés dans le sol. La face supérieure du pavé est recouverte d'une plaque qui rappelle la mémoire d'une victime du nazisme.
Bordeaux et Bègles sont les premières grandes villes de France à s'engager dans ce projet avec la pose de dix Stolpersteine (huit à Bordeaux et deux à Bègles) à la mémoire de victimes juives, de résistants autrichiens ou communistes.

On peut les retrouver :
  • sur le parvis des Droits de l'Homme, face au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, à la mémoire de trois résistants autrichiens : Alfred Loner, Alfred G. Ochshorn, et Fritz Weiss, arrêtés et déportés en 1943 depuis Bordeaux 
  • 4 place Saint Pierre, à la mémoire de la famille Baumgart, Abraham, Bernard, Chana, Roland et Léon Henri, déportés et assassinés à Auschwitz en 1942 
  • 75 rue du Maréchal Joffre à Bègles, à la mémoire de Paula et Raymond Rabeaux, résistants arrêtés et assassinés en 1942 et 1943 

En Juin 2018, on comptait plus de 69 000 pavés posés dans 23 pays. 35 pavés sont posés en France, dont 8 à Bordeaux et 2 à Bègles.
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