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Nautisme

Repère phare de la glisse, Bordeaux et sa région occupent une place de choix dans la construction nautique, avec 170 établissements et plus de 1 600 emplois concernés.

La présence des prestigieuses Constructions Navales de Bordeaux (CNB), et de Guy Couach, une des plus grandes sociétés de fabrication de yachts en France, ont attiré sur le territoire aquitain des activités connexes telles que la réparation navale, les services associés à la navigation, l’électronique et l’informatique marine, ou l’aménagement intérieur. Un essor ayant lui-même favorisé l’implantation d’équipementiers mondiaux comme Furuno.

Par ailleurs, 2013 marque la concrétisation d’un projet soutenu conjointement par le Grand port maritime de Bordeaux et un cluster d’entreprises, portant sur la création d’une activité de «refit» dans les Bassins à flot, dont les trois formes de radoub sont capables d’accueillir des navires de grande taille. Une perspective prometteuse en termes d’emplois, car avec une flotte estimée à 5000 navires dans le monde, la remise en état des grands yachts de plaisance constitue un marché en forte croissance.
C’est précisément dans cet emblématique quartier des Bassins à flot que s’est tenue en septembre 2012 la première édition de Bordeaux Nautic, un rendez-vous destiné à devenir incontournable.

La navigation de plaisance offre à la cité bordelaise d’importantes ressources en termes de tourisme fluvial et maritime, les paquebots de croisière étant autorisés à pénétrer dans le port de la lune, deuxième port d’escale de la façade atlantique, avec une progression de 50% entre 2011 et 2012.

Autre potentiel économique généré par le fleuve, l’énergie hydrolienne (produite par les courants marins) est une énergie d’avenir dont la filière se structure rapidement. Courant 2012, le premier site expérimental pour hydroliennes en milieu estuarien a vu le jour à Bordeaux. Installé au niveau du Pont de Pierre, et mis à disposition des développeurs et industriels de France et du monde, il permet de tester les machines avant leur lancement sur le marché international. Il représente un investissement de 2 millions €.

Le projet, dit SEENEOH® Bordeaux (Site Expérimental Estuarien National pour l’Essais et l’Optimisation d’Hydroliennes) a été, dès 2010, intégré au projet de plateforme nationale pour les énergies marines renouvelables pilotée par IFREMER et récemment labellisé Institut d’Excellence dans le domaine des Energies Décarbonées (IEED) : France Energies Marines.
L’un des objectifs de cet IEED est de créer un réseau national de sites d’essais visant à soutenir et harmoniser au mieux l’émergence de cette filière énergétique (houlomoteur, éolien flottant, hydrolien et énergie thermique de la mer).
Ainsi, le projet SEENEOH® Bordeaux, situé sur la partie fluviale de l’estuaire de la Gironde, constitue une étape en milieu estuarien au service du développement de la filière hydrolienne. Il semble en effet pertinent d’organiser un passage intermédiaire en milieu naturel à cet avant-dernier stade de la « marinisation ». Ce maillon de la chaîne de développement permet de répondre à de nombreux objectifs de validations techniques tout en limitant les risques financiers, grâce aux dimensions sensiblement inférieures des structures par rapport à celles habituellement placées en mer. Ce site expérimental doit également permettre aux industriels de se positionner sur le marché de l’hydrolien fluvial et estuarien, et de répondre à une problématique de compréhension des interactions avec l’environnement par un suivi d’impact adapté.
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