Au jardin en mai

Au jardin en mai
Chaque mois, la Maison du jardinier et de la nature en ville vous donne des conseils et astuces pour le jardin.

Les conseils du mois de mai

Le jardin est beau en mai ! Les fleurs s'épanouissent à loisir, les légumes du potager grandissent à vue d'œil… Pourtant, attention aux Saints de glace ! Saint Mamert (11 mai), Saint Pancrace (12 mai), Saint Servais (13 mai) et leur souffle glacial.

Au potager

Protégez vos jeunes plantules tant que la mi-mai n'est pas passée, ou refaites des semis, ils germeront très vite, car le beau temps est au rendez-vous ! Vous pouvez semer les potirons, courgettes, melons, pâtissons et pastèques en poquets de 3 graines dans une terre préalablement bien amendée, car ces plantes sont très gourmandes en nutriments.
N'oubliez pas les pommes de terre en pleine terre : vous avez à disposition un large choix de variétés avec des grosseurs et des goûts très variés.
Pour la star du jardin, la tomate, installez-la dès les Saints de glace passés pour éviter de mauvaises surprises, surtout si votre jardin est mal exposé.
Ne pas hésiter à passer du temps à parfaire vos trous de plantation. Corne broyée, compost, fumier bien décomposé et jeunes pousses d'ortie … tout est bon pour les tomates !
L'azote contenu dans les orties broyées sera libéré en quantité nécessaire pour un bon développement de vos pieds et jouera un rôle de bouclier contre certaines maladies.
Installez quelques plantes économes qui se ressèment facilement et sont indispensables à l'harmonie de votre potager. La roquette et la mâche sont des salades qui reviendront très facilement au jardin ; la bourrache est une plante à fleurs comestibles qui viendra corser et décorer vos salades d'été.

Au jardin d'ornement

Les plantations d'arbustes en conteneurs sont encore d'actualité. Pensez également à maintenir l'humidité des sujets récemment plantés.
Pour limiter les herbes indésirables dans vos massifs d'arbustes, installez des copeaux de bois (mulch) qui ralentiront leurs pousses et maintiendront le sol humide.
Surveillez les attaques de pucerons, chenilles et autres ravageurs. Privilégiez des insectes auxiliaires (coccinelles) et les produits biologiques tels que le savon noir, ou le Bacillus thuringiensis, très efficace contre la Pyrale du buis.
Plantez votre pot de muguet fané dans un coin du jardin ombragé, il sera bon l'année prochaine pour vous offrir quelques tiges parfumées en fleurs coupées.
Les bruyères défleuries peuvent être taillée.
C'est également le moment de bouturer vos Hortensias préférés : sachez que les boutures de têtes sont les plus facile à réaliser.

Au balcon

Avec les belles journées d'avril, les ¾ de vos plantations sont certainement terminées ? N'hésitez pas à pailler toute la surface de vos jardinières, afin de garder une fraîcheur non négligeable.
Pour les balcons très exposés au Sud, installez un système de goutte à goutte qui, avec un petit programmateur, vous assurera un arrosage raisonnée et efficace.
En revanche, si vous n'avez pas de point d'eau sur votre balcon, paillez impérativement la surface de vos pots et utilisez des plantes résistantes aux fortes chaleurs (plantes méditerranéennes et légumes de type tomates, piments, aubergines qui supportent très bien la chaleur)
Pour gagner de la place, créer un potager vertical ! Installez des claustras sur vos contenants ou les concombres, haricots verts, petits pois rames viendront s'installer et vous cacher du vis-à-vis par la même occasion.
Attention à l'arrosage de vos plantes aromatiques, suivant l'exposition, elles ne nécessitent que 2 à 3 arrosages par semaine.
Votre menthe doit être seule dans un contenant, car elle a la fâcheuse habitude de coloniser l'espace qui lui est attribué.

Au verger

Taillez en vert les arbres fruitiers à noyaux pour favoriser la grosseur des fruits. Paillez les petits fruits rouges et les fraisiers en début de production.
Bouturez ou marcottez les figuiers : vous ne transplanterez vos résultats qu'en automne.
Traitez vos pêchers avec une décoction de prêle. Faîtes tremper la veille des tiges de prêle (1kg pour 10l) dans une eau à 36°c en laissant votre contenant à feu doux pendant 45 minutes. Diluez 10% avec 2 cuillères à café de savon noir, et pulvérisez tous les 10 jours contre la rouille, la cloque ou le botrytis.
Pour limiter l'invasion des pucerons et donc des fourmis, installez le long des troncs une bande de glue sur le pourtour pour stopper la colonie. Elles ont la fâcheuse habitude d'élever les pucerons sur les feuilles pour récolter le miellat.

Chroniques de la nature en ville

Martinet noir
Le retour des martinets noirs en ville se remarque aisément par leurs cris typiques poussés lors de folles poursuites rapides au-dessus de nos toits. Ils reviennent d'Afrique à partir de la mi-avril et la quasi-totalité des individus est revenu en mai. Bien qu'ils reviennent progressivement, leur départ en août se fait brutalement.
Cet oiseau est un véritable citadin qui s'est très bien accommodé des constructions humaines pour nidifier. On verra les immatures mener en boucle un drôle de manège, arrivant d'un vol ascendant sous un rebord de toit ou une anfractuosité pour repartir presque aussitôt : ils repèrent les endroits dans lesquels ils feront leur nid l'année suivante.
D'ailleurs, en parlant d'années, sa longévité peut atteindre plus de 20 ans.
Les martinets ont des ailes en forme de faux, ce qui leur confère des aptitudes de vol excellentes : 50 km/h quand ils se promènent, ils peuvent monter à 100km/h et on en aurait surpris à frôler les 200 km/h ! Une autre chose extraordinaire les concernant, c'est qu'ils volent… quasiment en permanence, si bien qu'ils seraient capables de rester en l'air pendant plusieurs mois. Cela veut donc dire qu'ils font tout en volant : pour dormir, ils s'élèvent à 2000m d'altitude et se laissent planer à la faveur des courants aériens. Pour se nourrir, ils n'ont qu'à ouvrir leur large bec pour capter le plancton aérien (petits insectes) ; et pour construire le nid, ils amasseront en l'air tout ce qui est léger et emporté par le vent : plumes, brins d'herbe…
Avec leur allure, on peut les confondre avec les hirondelles, mais chez nous une chose les distingue : pas de blanc sur le dessous chez le martinet, tandis que les hirondelles en ont.
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