Groupes écologiste - Février 2018

Pour que nos enfants évoluent dans un environnement plus sain à Bordeaux

Le maire a confirmé début janvier que, suite à la mobilisation des parents d'élèves (que nous avons soutenue), la vaisselle en plastique (qui contient du bisphénol A, perturbateur endocrinien pourtant interdit en France depuis 2015) allait être remplacée à la rentrée 2018 par de la vaisselle en verre trempé, matériau inerte.

Au-delà des actions réglementaires européennes et nationales relatives aux substances et produits chimiques, la mobilisation des citoyens mais aussi des villes et des territoires est essentielle dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens.

Les enjeux de santé publique liés à l'exposition aux perturbateurs endocriniens sont désormais largement connus et ont été pointés par l'Organisation mondiale pour la Santé : pathologies chroniques multiples (obésité, diabète, allergies, maladies respiratoires), troubles de la reproduction, troubles métaboliques…

Une étude menée par l'association"écolo crèche" a montré que 169 composants chimiques différents étaient présents et surtout utilisés de manière répétée dans les établissements de petite enfance. Par ailleurs, de nombreuses études montrent que la"fenêtre de vulnérabilité" de l'enfant quant à ces substances est les 1 000 premiers jours de sa vie, soit du début de la grossesse jusqu'à plus de 2 ans.

Il s'agit aussi d'un enjeu financier puisque certaines études évaluent à près de 150 milliards d'euros par an en Europe les coûts liés à notre exposition aux perturbateurs endocriniens.

De nombreux centres hospitaliers et maternités sont déjà impliqués dans une démarche d'exclusion des perturbateurs endocriniens, tout comme certaines villes européennes (Madrid, Stockholm, Gdansk…) et françaises (Paris, Limoges, Grande-Synthe…) et notamment dans la gestion de leurs crèches.

La question des perturbateurs endocriniens concerne d'abord notre environnement quotidien et nos produits de consommation courante : alimentation, emballages alimentaires, cosmétiques, jouets, décoration ou encore mobilier.

Tout cela nous le savons depuis de nombreuses années pourtant nous ne faisons rien pour que notre collectivité soit exemplaire dans ce domaine. Nous estimons qu'il en va de notre responsabilité d'élu-e-s de tout mettre en œuvre pour limiter cette exposition toxique, notamment au sein de nos structures d'accueil de la petite enfance et de l'enfance.

C'est pourquoi il nous semble plus qu'urgent que la ville de Bordeaux entre dans une démarche de territoire sans perturbateur endocrinien en imposant notamment dans ses crèches (en gestion municipale ou déléguée) une alimentation saine (biologique et locale) et le respect des recommandations de l'Agence régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine dans son"guide pour l'accueil des enfants dans un environnement sain".
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