Groupes écologiste - Mai 2019

Réduire notre empreinte écologique alimentaire pour répondre à l'urgence climatique

L'urgence climatique est là, les solutions pour y faire face le sont aussi.
Dans une étude de la revue Nature Communications publiée en 2017, des chercheurs européens expliquent qu'il est possible de nourrir plus de 9 milliards d'êtres humains en 2050 avec 100 % d'agriculture biologique, à deux conditions : réduire le gaspillage alimentaire et limiter la consommation de produits d'origine animale.
Les scientifiques encouragent donc à inverser le ratio actuellement constaté de 1/3 de protéines végétales et 2/3 de protéines animales.
Pour rappel, l'élevage de bétail est responsable d'environ 15 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et 80 % des stocks de poissons commerciaux sont soit surexploités soit pleinement exploités.
Selon le Réseau Action Climat, la consommation de viande doit être divisée par 2 pour que la France respecte ses objectifs climatiques.

A l'impact environnemental de notre consommation de viande, s'ajoute le traitement des animaux qui, jamais dans nos sociétés contemporaines n'a autant fait débat.
Et pour cause, en France, plus de 3 millions d'animaux sont abattus chaque jour, dans des conditions souvent déplorables. L'élevage et l'abattage majoritairement industriels ne sont pas tenables.

Les conditions d'élevage et la détention des animaux doivent respecter leurs besoins élémentaires et garantir l'absence de souffrance et de stress.
De même, il doit être mis fin aux pratiques cruelles subies par les animaux d'élevage.

Si l'adoption d'un régime végétarien ou végétalien demeure un choix personnel, l'urgence climatique et environnementale impose la nécessité d'engager la France et l'Europe dans la transition alimentaire vers une consommation plus végétale, durable, saine, respectueuse de l'environnement, des animaux et des humains.

Les villes doivent apporter leur contribution à cette transition alimentaire.
C'est pourquoi nous avons proposé, lors du dernier conseil municipal :
- le passage de 1 à 2 menus hebdomadaires végétariens (sans viande ni poisson) équilibrés pour les 23 500 repas quotidiens fournis par le SIVU Bordeaux-Mérignac,
- la transformation du menu alternatif sans viande aujourd'hui proposé en une alternative végétarienne (sans viande ni poisson)
- l'intégration de protéines végétales dans les plats à base de produits carnés (ex : bolognaise avec un mix de viande et de soja).

Réduire ses coûts de matières premières en privilégiant le végétal à l'animal, c'est aussi pouvoir réaffecter les économies réalisées, à des aliments de meilleure qualité, locaux et/ou biologiques, plus goûteux et donc moins gaspillés.
Poster un commentaire Remarque, complément d’information, suggestion... Laissez-nous un commentaire (non publié) pour nous aider à améliorer le contenu de cette page.
Souhaitez-vous obtenir une réponse ?