Groupe socialiste - Janvier 2020

Un souffle nouveau pour Bordeaux !

Cette année 2020 marque la fin de la mandature commencée en 2014 et annonce les élections municipales de mars prochain. L'occasion pour nous à la fois de revenir sur nos prises de position et nous projeter vers l'avenir.

Nos actions de conseillers municipaux se sont organisées autour d'une opposition constructive, à la fois ferme sur les fondamentaux, pointilleuse sur la notion de contrôle et de surveillance de l'action de la majorité et enfin accompagnatrice des délibérations techniques ou de fonctionnement qui nous paraissaient logiques. Dans les faits nous avons voté la majorité des délibérations.

Notre projet pour la ville de Bordeaux n'est pas celui d'Alain Juppé repris par Nicolas Florian. Nous avons donc fait entendre notre voix différente sur des sujets récurrents :

La politique de proximité et notamment les équipements (piscines, écoles, gymnases, parcs etc) : nous contestons la méthode de la majorité qui consiste à accueillir de nouvelles populations sans planifier les besoins en équipements, tout en appliquant une des fiscalités locales les plus lourdes. Entre ce qu'on paie et ce dont on profite, le compte n'y est pas !

La politique du logement et l'inflation immobilière que connaît la ville : non seulement la majorité n'a pas souhaité, dans les années 1990 et 2000, lorsque c'était possible, créer un Etablissement Public Foncier qui aurait pu réguler, sur le long terme, le prix de l'immobilier... mais elle refuse également, aujourd'hui, tout encadrement des loyers. C'est donc la double peine pour les Bordelais : pas d'anticipation ni de correction !

La politique de la petite enfance consistant à privatiser systématiquement la gestion des crèches, alors qu'une gestion municipale nous paraît plus adaptée pour les enfants et les personnels affectés.

La politique de stationnement uniforme nous est rapidement apparue comme un nouvel impôt déguisé, frappant indifféremment les Bordelais et participant à la gentrification de la ville.

En parallèle, nous nous sommes élevés contre les cadeaux faits au secteur privé, l'exemple le plus symptomatique étant le parking des Grands Hommes géré par Vinci qui générait un revenu de 152 € par an pour la Ville alors que l'exploitant engrangeait des bénéfices supérieurs à 600 000 €.

A l'issue de cette mandature nous espérons évidemment un changement de majorité ! La droite "tient" Bordeaux depuis 1947 avec Jacques Chaban-Delmas, Alain Juppé, Hugues Martin et enfin Nicolas Florian.

La Ville a besoin de nouveaux visages, de nouvelles idées et de vent frais sur ses pratiques : on ne peut pas occuper des responsabilités pendant 73 ans dans une ville sans risque d'asphyxie. Or cette asphyxie, on la vit déjà : par exemple sur l'environnement, qui ne constitue pas le coeur culturel de cette majorité, on voit bien les artifices déployés, comme les arbres en pot de la Place Pey-Berland, pour essayer de limiter les effets du réchauffement climatique amplifiés par... une politique assumée du "tout minéral" dans les rénovations urbaines !

Alors pour 2020, nous souhaitons à la ville de Bordeaux un souffle nouveau fait d'audace, de sobriété et de solidarité pour relever les défis sociaux et environnementaux qui s'accumulent. Et, à chacun d'entre vous, nous souhaitons une belle année 2020 !
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