Bruit et environnement à Bordeaux

La qualité de l’environnement sonore contribue au bien-être de toutes et de tous. La Ville de Bordeaux agit avec Bordeaux métropole pour mieux comprendre, prévenir et réduire les nuisances liées au bruit, notamment celles liées au transport routier.

Le bruit ambiant influence directement notre bien-être, mais aussi notre santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bruit est, parmi les facteurs de risques environnementaux, la deuxième cause de maladies en Europe après la pollution de l’air. Au-delà, de certains seuils, les nuisances sonores peuvent provoquer des troubles du sommeil, du stress, de la fatigue, des maladies cardiovasculaires, comme des difficultés de concentration ou de développement chez l’enfant.

Comprendre et mesurer le bruit routier

En ville, les transports sont la principale source de nuisances sonores, qu’il s’agisse du trafic routier, ferroviaire et, dans une moindre mesure, aérien ou de la qualité des infrastructures (revêtement des routes, rails). 

En France, la réglementation impose que des mesures soient prises afin de réduire l'exposition sonore des « points noirs du bruit ». Les seuils limites sont de 68 dB(A) sur 24h (niveau sonore d’une salle de classe bruyante) et de 62 dB(A) la nuit (équivalent à un marché animé).  

Les seuils recommandés par l’OMS

L’Organisation mondiale de la sante recommande respectivement 53 dB(A) sur 24 heures et 45 dB(A) la nuit. En prenant ces seuils en compte, 10 % de la population bordelaise est en deçà de ces seuils sur 24 heures et 40 % environ la nuit 

Le bruit routier à Bordeaux

Des études évaluent régulièrement le bruit routier dans l’agglomération bordelaises. Elles identifient notamment les zones où le bruit dépasse les seuils règlementaires. Si les résultats sont globalement satisfaisants au regard de la réglementation, ils restent au-dessus des seuils recommandés par l’OMS. 

La nuit, Bordeaux reste dans son immense majorité sous le seuil réglementaire de 62 dB grâce à l’absence de voies de transit traversantes

  • 50 % de la population est dans une ambiance calme, en dessous de 50 dB(A) et 75 % en dessous de 55 dB
  • 4  % des habitants subissent des niveaux sonores supérieurs au seuil réglementaire 62 dB(A)
  • Moins de 1  % des habitants dépassent une exposition supérieure à 65 dB(A), un seuil, susceptibles de perturber fortement le sommeil

Sur 24 heures, certaines zones sont plus exposées, notamment les boulevards, les cours ou autres rues en « U » où le bruit résonne davantage.

  • 45 % de la population est sous les 55 dB(A), une ambiance calme
  • 18 % de la population dépasse le seuil réglementaire de 68 dB (A), une exposition forte.  

Sur le long terme, l’évolution est positive. En dix ans, les niveaux sonores ont nettement diminué, en particulier grâce  

  • au développement des transports en commun et en particulier du tram et la requalification des espaces publics qu’il emprunte.
  • à l’extension des zones piétonnes.
  • à la mise en place de zones sans voiture.
  • aux modifications de circulation, dont le passage à 30 km/h, qui contribuent à l’apaisement du trafic routier.
  • au déploiement des modes actifs de déplacement, tels que le vélo ou la marche. 

Certains secteurs atteignent des diminutions records. Le niveau sonore a ainsi baissé de 10 dB(A) cours Alsace-Lorraine.  

Le bruit ferroviaire à Bordeaux

Plus de 30  000 trains traversent chaque année le sud de Bordeaux. Les portions de lignes concernées sont 

  • Bordeaux-Cenon (vers Paris)
  • Bordeaux-Pessac (vers Hendaye)
  • Bordeaux-Bègles (vers Toulouse) 

Le bruit excessif lié au rail est résiduel : il représente quelques centaines de riverains. Des aménagements sont réalisés pour limiter les nuisances sonores

  • pose d’écrans acoustiques le long de la ligne Bordeaux-Cenon
  • travaux sur les façades des logements autour de la ligne Bordeaux-Pessac
  • projet Euratlantique doit intégrer des dispositifs de protection pour la gare Saint-Jean et la ligne vers Toulouse. 

Agir contre le bruit à Bordeaux

L’ambition de la Ville de Bordeaux est de protéger la population des nuisances sonores excessives dans les zones calmes et les établissements scolaires ou de santé. Elle utilise différents outils et dispositifs. 

Le plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE)

À l’échelle de l’agglomération, Bordeaux métropole coordonne un plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) pour intégrer le bruit dans sa dimension sanitaire en s’inspirant des seuils recommandés par l’OMS. Cette instance identifie les zones exposées au bruit et les actions mises en place ou à venir. Elle réunit plusieurs partenaires, dont les communes de Bordeaux métropole et les gestionnaires des infrastructures bruyantes

  • Bordeaux métropole pour les voies métropolitaines et le tram
  • la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, pour la rocade et les industries soumises à autorisation
  • la Direction de la sécurité de l'aviation civile, pour l’aéroport de Bordeaux Mérignac
  • la SNCF, pour les lignes de chemin de fer
  • la Lisea, pour les lignes de TGV 

 En savoir plus sur le plan de prévention du bruit dans l’environnement (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

Une carte interactive du bruit

Une carte en ligne permet de visualiser les niveaux sonores rue par rue, tous bruits confondus : routiers, ferroviaires, industriels, aériens. Elle permet d’identifier les zones à protéger ou à traiter. 

Consulter la carte interactive du bruit (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

Des aides pour mieux isoler son logement

Bordeaux métropole accompagne les habitants vivant dans des zones très bruyante. 

  • elle réalise des audits acoustiques gratuits
  • elle peut apporter une aide financière jusqu’à 80  % des travaux d’isolation (huisseries, ventilation, volets...). Une campagne est en cours jusqu’en 2027, les propriétaires concernés sont informés par courrier.  

En savoir plus sur le site de Bordeaux métropole (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

Des ressources pour agir contre le bruit chez-soi