La qualité de l’eau à Bordeaux
L'eau est une ressource vitale. Sa qualité est contrôlée rigoureusement, qu'elle soit destinée à la consommation ou à un usage ménager.
Mis à jour le 31 août 2025
Distribution gratuite de kits pour économiser l'eau
Des kits d'économie d'eau sont distribués gratuitement aux habitants de Bordeaux, afin de sensibiliser les Bordelais à une utilisation plus sobre de l’eau au quotidien. +d'infos
Le parcours de l’eau potable
L'eau potable est une eau consommable sans risque pour la santé. Ce n’est pas le cas de « l’eau brute », eaux de pluie, souterraine, de lac ou de rivière…, chargée naturellement de particules, bactéries et parasites qui la rendent impropre à la consommation humaine.
Après son prélèvement dans les cours d'eau ou les nappes souterraines, l’eau entre dans un circuit bien maîtrisé avant de devenir potable. Les uns après les autres, des traitements lui sont administrés pour lui faire atteindre la qualité attendue. Puis, elle est acheminée par le réseau de distribution, tout en continuant à subir nombre de contrôles de qualité avant d’arriver chez nous.
Une fois utilisée, l’eau potable devient « usée ». Elle repart alors vers des stations d’épuration. Là, elle est traitée et débarrassée de ses pollutions pour pouvoir être rejetées dans la nature sans nuisance pour l'environnement.
La régie de L’eau de Bordeaux métropole
La gestion du service public de l'eau potable de la métropole bordelaise est assurée par la régie publique de l'eau de Bordeaux métropole. Elle assure la production et la distribution pour 23 communes de Bordeaux métropole. 300 000 foyers sont desservis.
La régie de L'eau de Bordeaux métropole s'approvisionne à hauteur de 80 % en eau souterraine et de 20 % en eau de surface. Les nappes d’eau souterraine se constituent principalement par l'infiltration d'eau de pluie, tombée, parfois, il y a plusieurs milliers d'années jusque sur les contreforts du Massif central. L'eau de surface est captée au barrage de la Valette sur la Dordogne. La Garonne, traversant Bordeaux, ne sert pas directement de source d'eau potable.
Une fois extraite, l'eau brute est envoyée dans les stations de traitement et de production d’eau potable de la régie de L’eau de Bordeaux métropole. Elle passe par différents traitements pour satisfaire les normes sanitaires et améliorer son goût. Une fois la qualité attendue atteinte, l’eau est acheminée par un réseau de canalisations vers les 49 réservoirs du système d'eau potable métropolitain qui stocke 130 000 m3 d’eau potable.
Une eau sous haute surveillance
La qualité de l'eau du robinet est rigoureusement surveillée et contrôlée pour assurer sa conformité aux normes sanitaires et environnementales. Les mesures de qualité sont effectuées régulièrement tout au long du parcours de l'eau, de sa source jusqu'au robinet du consommateur. Pour Bordeaux, plusieurs entités jouent un rôle essentiel dans la surveillance et le contrôle de la qualité de l'eau, chacune ayant des missions spécifiques :
- la régie de L'eau Bordeaux métropole, chargée de la production et de la distribution de l'eau potable, effectue des autocontrôles quotidiens sur l'eau en sortie des stations de traitement et dans le réseau de distribution
- L'Agence régionale de santé (ARS), autorité sanitaire, procède à des contrôles sanitaires réguliers à la source, en sortie des stations de traitement et au point d'usage chez les consommateurs
- le laboratoire d'hydrologie de Bordeaux, un laboratoire public agréé, réalise les analyses physico-chimiques et bactériologiques pour la régie de l'eau et l'ARS.
- le réseau Magest, qui surveille la qualité de l'eau de l'estuaire de la Gironde, effectue des mesures continues de plusieurs paramètres tels que la température, la salinité, la turbidité, l'oxygène dissous et le pH.
Qualité de l’eau potable
Le ministère de la Santé publie les résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable en ligne, commune par commune.
L’eau, une ressource à préserver
L'eau est l'affaire de tous. Cette ressource est aussi précieuse pour la biodiversité que pour chaque être vivant. Dans la vie de tous les jours, de petits gestes simples peuvent faire la différence pour économiser sa consommation et préserver la ressource en eau.
80 €
C'est le coût annuel d'un robinet qui goutte (35 m³/an)
500 €
C'est le prix par an d'une chasse d'eau qui fuit (220 m³/an)
- S’équiper de kits hydro-économes (mousseurs, réducteurs de débit).
- Fermer le robinet pendant le savonnage ou le brossage des dents.
- Installer une chasse d’eau à double commande.
- Utiliser le mode éco des appareils électroménagers.
- Chasser et réparer les fuites en contrôlant régulièrement son compteur et ses équipements.
- Ne pas jeter n’importe quoi dans les WC : lingettes, cotons tiges, protections périodiques, médicaments, lentilles de contact, mégots, cheveux… De petite taille, ces déchets passent bien souvent au travers des grilles de filtration. Ils risquent de boucher les canalisations et atterrissent parfois dans la nature, provoquant la pollution des cours d’eau et des rivières.
- Récupérer l’eau de pluie
- Recycler l’eau de rinçage des fruits et légumes
- Arroser tôt le matin ou le soir
- Choisir des végétaux adaptés, des variétés locales peu gourmandes en eau
- Pailler, apporter du compost, biner pour conserver l’humidité du sol
- Laisser jaunir la pelouse
- Utiliser le moins de produit phytosanitaire possible pour ne pas polluer les sols
- Réduire la fréquence des lavages.
- Utiliser des produits de lavage sans eau et biodégradables.
- Nettoyer sa voiture dans une station de lavage équipée d'un système haute pression et d'un recyclage de l'eau.
Projet d'avenir, le champ captant des Landes du Médoc
En Gironde, la surexploitation de certaines nappes phréatiques menace l’approvisionnement. Le projet "Champ captant des Landes du Médoc" vise à assurer une gestion durable pour plus de 900 000 Girondines et Girondins.