Témoignages Chacun son expérience et ses solutions
Mis à jour le 6 mars 2025
Ils sont mère, père ou parents de jeunes enfants à Bordeaux. L’arrivée d’un bébé a provoqué de nombreuses questions dans leur vie. Pour faire grandir leur tout-petit dans la sérénité et résoudre des difficultés du quotidien, chacun a trouvé ses solutions.
Agathe et François, parents de deux enfants - Caudéran
"J’ai eu mon premier enfant en novembre 2023. Ma difficulté était liée à mon travail dans la restauration. Je suis cheffe. Mon conjoint travaille également dans ce domaine. J’ai dû mettre mon activité entre parenthèses pour pouvoir être avec mon petit. Avec France Travail, j’ai pu être aiguillée vers un contrat d’accueil AVIP (dispositif à vocation d’insertion professionnelle), qui favorise le retour à l’emploi. Bordeaux a en effet des crèches AVIP. Cela m’a permis de dégager du temps pour lancer ma reconversion avec une formation. Durant six mois, il faut prouver que notre recherche est active. Puis j’ai bénéficié de six mois supplémentaires après avoir obtenu une formation. Je vais devenir formatrice en cuisine. J’ai pu basculer sur un contrat classique à la crèche. C’était un choix, celui de profiter de mon enfant plutôt que de rentrer tard tous les soirs."
Mathilde, bénéficiaire du dispositif AVIP - La Bastide
"Nous avons trouvé une place dans une micro-crèche privée. Nous en sommes ravis. La principale difficulté, c’était de mettre en place une organisation au quotidien. Nous avons trouvé notre équilibre en faisant tous nos déplacements à vélo ou en transport en commun. On profite de structures de proximité comme la bibliothèque Pierre Veilletet, à Stéhelin, qui propose notamment des ateliers. L’une des problématiques, c’était le sommeil. Et là, tout le monde a un avis !"
Mary-Christelle, grand-mère - La Bastide
"J’ai un petit-fils. Je me suis rendu compte que garder un enfant à la maison, cela pouvait être envahissant… Je fréquentais les ludothèques, les médiathèques, les Lieux accueils enfants-parents (LAEP). J’ai passé mon agrément pour devenir moi-même assistante maternelle. J’ai pu assurer des contrats de remplacement en crèche, avant de me lancer pour ouvrir une Maison d’assistantes maternelles. Je cherche donc un endroit pour mon projet."
Anaïs, mère de jumeaux - Saint-Paul
"C’était un petit vertige d’apprendre que j’attendais des jumeaux. On m’a proposé assez vite dans un accompagnement spécifique. J’ai été suivie par le Centre de protection maternelle et infantile (PMI). Au bout de 6 mois, en raison de mon état d’épuisement, j’ai été dirigée vers le CHU de Pellegrin qui se concentre sur le post-partum. Une équipe très bienveillante. La Ville m’a permis de bénéficier de places en crèche municipale, en s'adaptant à mon besoin. Beaucoup de professionnels nous ont entourés : psychologues, infirmières, aides à domicile grâce à la Caisse d’Allocations Familiales (CAF). J’ai énormément apprécié les LAEP, dont la Parentèle (lire pp. 28-29). La crèche a aussi créé une passerelle vers l’école avec une immersion en douceur."
Anne-Cécile, consultante en parentalité - La Bastide
"Quand mon premier enfant avait 4 mois, un professionnel m'a conseillé d'arrêter l'allaitement la nuit. Ça a été le début des problèmes. La question du sommeil est devenue catastrophique. J'ai vu différents professionnels dont le discours était contradictoire. Par la suite, je me suis formée pour devenir consultante en parentalité. J'ai découvert ce que faisait la Ville dans le domaine, et rencontré des personnes vraiment à l'écoute. Elles ont compris que la problématique était vaste et parfois liée à nos rythmes de vie effrénés. En tant que professionnelle, je pense que les ateliers sommeil (lire pp.26-27) sont un vrai soutien pour les parents."
Max, employeur d’une assistante maternelle - Grand Parc
"Nous étions les premiers, dans notre génération d’amis, à avoir des enfants. Nous n’avions pas eu trop de conseils sur le mode d’accueil. Au début, nous étions un peu incertains. Confier son enfant à une personne qu’on ne connaît pas, c'est délicat. Mais nous sommes tombés sur Brigitte, quelqu’un d’exceptionnel. On ne pouvait pas rêver mieux. Ce mode de garde permet finalement de tisser un rapport très personnel...rapport finalement très personnel à l’enfant, puisqu’elle n’en gardait que trois. On a aussi découvert les Relais Petite Enfance (RPE), que Brigitte fréquente, des lieux super. Notre enfant racontait plein de choses en rentrant. C’est à la fois propice à l’enfant et à l’assistance maternelle. C’est idéal aussi pour les parents. Ça facilite les échanges, encourage les découvertes des enfants..."