Je relève le défi Portés par des jeunes, ces trois projets ont conquis Bordeaux
Mis à jour le 25 février 2026
Alors que le jury de la nouvelle édition de Je relève le défi s’est réuni ce mercredi 25 février 2026, trois porteurs de projet soutenus à travers ce dispositif de la Ville racontent leur parcours. Entraide liant un public féminin, tournoi de football entre lycéens dans un cadre spectaculaire, ou encore production audiovisuelle tournée vers les jeunes : ces idées généreuses se sont concrétisées et font rayonner Bordeaux.
Je relève le défi, c’est reparti ! Le dispositif de soutien aux projets des jeunes Bordelaises et Bordelais de 13 à 25 ans va bientôt dévoiler ses nouveaux lauréats. Ce 25 février, le jury se réunit aux Habitats Jeunes du Levain des Bassins à flot.
58 dossiers ont été déposés par des jeunes porteurs de projets souhaitant bénéficier d’un coup de pouce de la Ville dans le cadre de leur association. Artistiques, citoyens, solidaires ou encore sportifs, ces initiatives vont être disséquées avant que certaines soient distinguées, notamment des projets « Coups de cœur » particulièrement pertinents.
11 projets sont issus des quartiers Cité Educative. Une partie du budget attribué proviendra de ce dispositif.
La parole aux ex-lauréats
Pour défendre leur projet, les candidats se présentent face au jury composé d’élus, de représentants de la CAF, du Crous, ou encore du service Enfance et Jeunesse de la Ville, durant des séances de 20 minutes. Un passage que d’anciens lauréats ont vécu, avant d’être retenus en raison de la qualité et de la faisabilité de leur idée.
Retrouvez trois témoignages de cofondateurs d’associations lauréates ces dernières années, et qui œuvrent pour le vivre-ensemble, la solidarité et la créativité.
Women Across Borders
Au soutien des exilées
Ambre Laforge est l’une des chevilles ouvrières du projet « Women Across Borders », coup de cœur du jury en 2025. Juriste spécialisée dans le droit des étrangers, elle a porté, avec son amie Ninelle, l’idée d’une mise en valeur de femmes exilées en France. Son outil : l’art.
En sensibilisant ces femmes à la pratique et à la vie culturelle locale, mais aussi le public aux réalités de ce public balloté par la vie, Women Across Borders veut créer des ponts entre individus et culture.
Les musées, le théâtre, ou même l’art thérapie peuvent être un biais d’intégration et de lien social. »
« L’idée, c’est de parvenir à parler plus positivement de l’immigration. Les musées, le théâtre, ou même l’art thérapie peuvent être un biais d’intégration et de lien social pour ces femmes », explique Ambre. Cinq binômes ont même été constitués pour accompagner des exilées et créer des moments de rapprochements collectifs. C’est ainsi que Ambre a constitué un binôme avec Ninelle, originaire de la République du Congo. Sur le site de l’association, des interviews, véritables témoignages sur des parcours de vie dessinent une chronique de cette vie associative riche et intense.
Pour parvenir à convaincre le jury de Je Relève le défi, l’équipe a pu bénéficier d’un oral « blanc » afin de tester son argumentaire. Pour vivre, elle s’appuie sur les dons de magasins pour le matériel artistique, ou encore sur le réseau de son tissu de bénévoles. Pour suivre sa progression, la Ville contacte régulièrement l’association et constate sa montée en puissance.
School Cup
Un terrain commun et géant
Porté par des lycéens bordelais, le projet School Cup a été créé pour rassembler des lycées de Bordeaux, issus de tous les milieux sociaux, autour d’un terrain commun : le sport. « Tout le monde est sur le même pied d’égalité, sans distinction d’origine, de religion ou d’opinion », explique Guillaume Cazcarra, cofondateur du projet.
Le projet de tournoi sportif School Cup vise à créer des temps de rencontre entre ces lycéens de différents établissements. Il constate : « Un lycée privé du centre-ville et un lycéen de quartier prioritaire ne font pas toujours les mêmes activités. »
Ça nous a permis de lancer la communication, de trouver plus facilement des partenaires. On a trouvé dans “Je Relève le Défi” un premier soutien utile. »
Le succès a été immédiat. Un premier tournoi a ainsi été organisé au Stade Atlantique le 25 mai 2025. Au-delà de l’ampleur de l’événement, la School Cup a surtout démontré son impact social. « Des amitiés se sont créées. Les établissements ont été ravis ! » sourit-il.
L’obtention du soutien financier du dispositif « Je relève le défi » a été très important pour le lancement du projet : « Ça nous a permis de lancer la communication, de trouver plus facilement des partenaires. On a trouvé dans “Je Relève le Défi” un premier soutien utile », explique Guillaume.
Ça tourne mal
Un pied dans l'audiovisuel
Neuf étudiants de la faculté de cinéma de Bordeaux Montaigne ont créé l’association « Ça Tourne Mal », dédiée à la production, la réalisation et la sensibilisation aux œuvres audiovisuelles. Ils se sont lancés avec l’envie de proposer un point de vue de jeunes, sur des jeunes, pour des jeunes.
« Nous voulions aborder des thématiques comme la précarité étudiante par des jeunes, directement concernés », explique Xabi Fautous, réalisateur et acteur de l’association. En juillet 2025, « Ça Tourne Mal » a donc réalisé une série de courts métrages, divisée en épisodes, en conditions réelles de production.
La commission a été l’endroit où nous avons été le mieux reçus : la discussion était pertinente et nous avons bénéficié d’une aide financière importante pour le matériel technique. »
Découvert lors d’une conversation au Crous, le dispositif « Je Relève le Défi » a offert à l’association un accompagnement complet. « La commission a été l’endroit où nous avons été le mieux reçus : la discussion était pertinente et nous avons bénéficié d’une aide financière importante pour le matériel technique », affirme Xabi.
Pour 2026, l’association voit grand. Elle espère créer de nouveaux événements avec le Crous et la Ville de Bordeaux et proposer son court métrage pour diffusion en festival ou sur des plateformes comme ARTE ou France TV.