Bordeaux Recettes d'avenir, pour des lendemains qui régalent

Mis à jour le 3 mai 2022

La ville de Bordeaux souhaite encourager une agriculture et un système alimentaire beaucoup moins dépendants des énergies fossiles, en relocalisant la production agricole, en encourageant les circuits courts et en développant les productions agricoles diversifiées (petites fermes familiales) de la ceinture maraichère et des territoires environnants.
La municipalité souhaite accélérer la mise en réseau de tous les acteurs afin de pouvoir enclencher de nouveaux projets et coopérations à l'échelle locale et lancer une dynamique sur l'ensemble des quartiers de la ville.
acteurs
de la résilience alimentaire

La ville de Bordeaux souhaite encourager une agriculture et un système alimentaire meilleur pour la santé.
Faire de Bordeaux une ville nourricière et gourmande pour toutes et tous constitue le piliers du programme "Bordeaux Grandeur Nature". Pour donner corps à cette ambition, la ville a souhaité s'engager dans l'alimentation d'avenir avec les acteurs locaux qui partagent les mêmes objectifs. "Bordeaux Recettes d'avenir, pour des lendemains qui régalent", est la nouvelle dénomination d'une démarche qui s'adresse à tous les habitants, y compris les plus fragiles.

Bordeaux recettes d'avenir / pour des lendemains qui régalent
La ville marque ainsi son engagement pour que toutes les Bordelaises et tous les Bordelais puissent au plus vite manger local, sain et bon.

Qu'est-ce que la résilience alimentaire ?

La résilience, c'est pouvoir absorber un choc, s'en remettre. La résilience alimentaire vise à anticiper les changements à venir pour être en capacité de se nourrir dans les prochaines décennies, malgré les perturbations annoncées (tempêtes, sècheresses, pandémies, crises). L'évolution rapide du contexte climatique et écologique nécessite une action politique à la hauteur des enjeux. 

Reconnecter les Bordelais à nos producteurs locaux en circuits courts
La volonté à Bordeaux ? Créer une communauté intergénérationnelle rassemblée autour des maraichères et maraichers, le plaisir de manger local et l'engagement communautaire, pour une ville résiliente, soudée, bien nourrie et en bonne santé.

Reconstituer un écosystème alimentaire résilient, la feuille de route

La ville de Bordeaux déploie sa feuille de route résilience alimentaire sur les 4 axes suivants avec la volonté de créer du lien entre tous les acteurs de cet écosystème :
  • Développer la production agricole locale et faire de Bordeaux une pépinière d'innovation pour l'agriculture urbaine
  • Réduire le gaspillage alimentaire, notamment dans toutes les écoles de la ville, et recycler les bio-déchets
  • Faciliter l'accès de toutes et tous à l'alimentaire local, notamment à des fruits et légumes de qualité
  • Accompagner les habitants dans l'évolution de leurs pratiques alimentaires et la construction d'un projet de résilience alimentairede quartier

Les conseils alimentaires de quartier

Ces conseils alimentaires de quartier vont permettre aux habitants de chaque quartier de se rassembler autour de la question d'une alimentation locale et de qualité pour tous, d'échanger, de débattre sur des sujets comme la sécurité sociale alimentaire, l'autonomie alimentaire, les saveurs locales, l'alimentation végétale, les circuits courts, la santé par l'alimentation, mais aussi se mettre en lien pour mener des projets en commun. Ils permettront également d'informer les habitants sur les associations, les structures existantes et les projets en cours dans leur quartier.
L'objectif est d'insuffler une véritable dynamique mais aussi de créer du lien entre les habitants sur des projets qui ont du sens.

Les bénéfices d'une alimentation plus végétale

Nos systèmes alimentaires sont responsables de près d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Le premier levier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, c'est le passage à un régime plus végétal : il a un impact à la baisse de 30%, quand la réduction de moitié du gaspillage alimentaire a un impact limité à 5% de baisse.
Si les produits animaux apportent acides aminés, vitamine B12, fer et zinc, une consommation excessive de viande, en particulier de viande rouge, avec ses acides gras saturés et mono-insaturés, peut avoir des impacts néfastes sur la santé, en particulier des maladies cardiovasculaires.

Tendre vers le "75/25"
La Commission EAT-Lancet, qui a réuni 37 scientifiques de renom issus de 16 pays, prescrit le doublement de la consommation d'aliments à base de plantes – fruits, légumes, légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots...), oléagineux (noix, noisettes...) et la division par deux de la viande, notamment rouge.
Pour atteindre une alimentation saine d'ici 2050, d'importants changements des régimes alimentaires seront donc à engager : on estime qu'une proportion de 75% de produits végétaux et 25% de produits animaux (oeufs, fromage, lait, viande, poissons, crustacés...) serait à la fois bonne pour la santé et pour l'atteinte des objectifs carbone en 2050.
À Bordeaux, les marges de progrès sont conséquentes : les Bordelais consomment 1,4 portion (150g) de viande par jour (source: rapport du diagnostic de résilience alimentaire de la ville de Bordeaux, 2021, vertigo lab).
L'objectif de la Ville est d'accompagner dès maintenant les Bordelais vers cette évolution de leur consommation, en alliant plaisir et gourmandise, grâce à la créativité et le renouvellement de la gastronomie populaire française.

Bilan des actions déjà menées

  • Installation d'un maraicher bio dans le domaine du Haillan (4,5 hectares dont 3,5 cultivables), 1ère récolte printemps 2022
  • Avec Bordeaux Métropole, sanctuarisation du site de la Jallère et lancement d'études techniques et de faisabilité pour permettre l'installation d'un projet agro écologique
  • 2500 m² jardins partagés et collectifs livrés au Grand Parc, création d'un jardin partagé de 430 m² à la Bastide
  • Sanctuarisation des jardins familiaux des Aubiers , environ 1 ha
  • Potager dans le jardin de l'hôtel de ville, création des Jardins d'abondance
  • Démarrage des études de faisabilité des projets de QG (quartiers du goût) Grand Parc et la Benauge
  • Démarrage de la formation des agents des écoles et des crèches sur l'équilibre alimentaire, la végétalisation des assiettes, le gaspillage alimentaire
  • Visites des quartiers : rencontre avec les acteurs de l'alimentation des quartiers de Bordeaux pour constituer le réseau d'acteurs avec lequel mener la politique de résilience alimentaire
  • Réalisation d'un diagnostic complet sur la Résilience Alimentaire à Bordeaux aujourd'hui, les points forts et faibles, les pistes d'action et de fiches quartiers
  • Appel à projet résilience alimentaire 2021 avec 50 000 € distribués à 22 projets associatifs (quelques exemples : création et gestion de jardins partagés, épiceries solidaires, démocratie alimentaire, réseau étudiant, lutte contre la précarité alimentaire, conseils nutritionnels santé / alimentation, compostage...
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