Tribune de Bordeaux avenir écologique et solidaire - juin 2026
Mis à jour le 29 juin 2026
Retrait de réseaux de coopération : le choix du repli et du conservatisme pour la majorité
Le retrait de notre Ville de réseaux de coopération nationaux et régionaux marque une évolution politique préoccupante de la majorité municipale. Derrière ces choix, c’est une certaine vision de l’action publique locale qui se dessine.
En effet, lors du conseil municipal de juin, Bordeaux a quitté :
- L’ANVITA, association de collectivités engagées pour un accueil digne des personnes migrantes
- Ville & Banlieue, association agissant pour la défense des habitants des quartiers populaires
- L’Observatoire régional des violences sexistes et sexuelles, instance de coopération pour la lutte contre les violences faites aux femmes.
Ces réseaux constituent des espaces d’échanges, de production de savoirs partagés et de réponses communes face à des enjeux majeurs d’accueil, d’égalité et de cohésion sociale. S’en retirer, c’est se priver de cette dynamique collective et affaiblir le rayonnement et la capacité d’influence de notre ville dans ces politiques publiques. C’est aussi fragiliser financièrement ces associations importantes pour notre territoire.
Cette évolution s’inscrit dans une tendance plus large du pouvoir macroniste, qui a intégré les logiques du bloc conservateur : durcissement sur les questions migratoires, affaiblissement des politiques de solidarité et mise à distance des enjeux d’égalité. La majorité semble aujourd’hui suivre ce même mouvement.
Nous défendons une autre direction : celle d’une ville qui ne se détourne pas des enjeux d’accueil, de solidarité et de protection des plus fragiles. Dans un contexte où les inégalités se creusent et les vulnérabilités s’aggravent, ces engagements doivent rester au cœur de l’action publique locale, sans repli ni renoncement.