Tribune de Bordeaux avenir écologique et solidaire - septembre 2026
Mis à jour le 7 septembre 2026
La réalité climatique qui rappelle à l’ordre
L’été que Bordeaux vient de vivre confirme une réalité que plus personne ne peut ignorer. Records de chaleur battus, incendies, évacuations d’ampleur et fumées, annulation de festivités et des vacances, économie en berne : le dérèglement climatique bouleverse notre quotidien et éprouve notre vie sociale.
Pendant des années, nous avons alerté sur cette urgence et avons été caricaturé(es). On parlait d’écologie punitive, d’idéologie ou d’exagération. Pourtant, nous ne faisions qu’écouter les scientifiques et défendre la nécessité d’adapter nos modes de vie.
En 2020, Pierre Hurmic a fait un choix politique clair en déclarant l’urgence climatique. Car adapter une ville demande une vision de long terme. Végétaliser, rénover le patrimoine municipal et faire évoluer nos mobilités sont des transformations indispensables qui s’inscrivent dans la durée. Nous avions aussi mis en place des
services publics robustes, notamment pour les plus fragiles qui sont les premiers à subir les conséquences de crises qu’ils n’ont pas causées.
Aujourd’hui, les choix de la majorité inquiètent. Après avoir promis d’être plus écologiste que les écologistes, elle multiplie les reculs : renforcement de la place de la voiture, remise en cause de projets d’aménagement et abandon de l’exigence de sobriété dans le bâti. Alors que les incendies n’étaient pas maîtrisés, le
maire de Bordeaux a appelé à voyager dans une Gironde enfumée pour consommer de plus belle.
Une autre vision de notre territoire se dessine, moins préparée aux bouleversements en cours et à venir. Nous ne pourrons nous y résoudre et continuerons de porter une vision d’une ville qui anticipe, qui protège et qui agit pour que l’adaptation climatique ne soit pas un privilège réservé à quelques-uns.