Tribune d'Écologie et solidarité - juin 2026
Mis à jour le 29 juin 2026
Quand agir vite et fort cache mal l’absence de vision
Les "100 jours" de Thomas Cazenave s'achèvent. Trois mois de visites ministérielles de démonstrations de force, de vidéos et de séquences médiatiques destinées à installer l'image d'un maire omniprésent.
Indéniablement, Thomas Cazenave possède sans doute toutes les qualités requises pour devenir influenceur. En revanche, nous sommes beaucoup plus inquiets pour les Bordelaises et les Bordelais, car il existe une différence fondamentale entre la mise en scène et l'action politique.
Derrière cette agitation permanente, les véritables enjeux pour notre ville demeurent sans réponse : le logement, les transports en commun, le climat, les inégalités territoriales, la lutte contre les discriminations, la culture, la santé.
Après cent jours de mandat, Thomas Cazenave n'a toujours pas présenté de projet à la hauteur des défis auxquels Bordeaux est confrontée. Nous avons vu se succéder annonces, et opérations coup de poing, sans aucune transparence sur leur réel coût budgétaire. En réalité, ces "100 jours" esquissent les contours d'un macronisme municipal où la communication devient une politique en soi. La municipalité semble naviguer au gré des opportunités médiatiques et peine à masquer le vide de son projet politique pour la ville.
Les Bordelaises et les Bordelais n'ont pas besoin d'une campagne électorale permanente. Ils ont besoin d'un maire capable de construire un projet collectif à la hauteur des tumultes de notre époque et d’agir sur les difficultés rencontrées au quotidien parles habitants dans leur diversité.
Lorsque les caméras s'éteignent, une question demeure : quel est son projet pour Bordeaux ?