Tribune du groupe Bordeaux ensemble - septembre 2025
Mis à jour le 5 septembre 2025
Adaptation de la ville au réchauffement : 6 ans pour rien
En 2020, sitôt après son élection, Pierre Hurmic proclamait « l’état d’urgence climatique ». Depuis, les actes n’ont pas suivi le rythme des déclarations tonitruantes. La révolution verte promise avec fracas n’a pas eu lieu et, au sortir d’un été caniculaire, chacun a pu mesurer le coût de l’inaction municipale en la matière.
La majorité s’est contentée de placer son action dans la continuité des politiques déjà menées avant son élection, sans toutefois l’assumer : par exemple, le permis de végétaliser, généralisé depuis 2014, permet la plantation d’environ 1 100 jardinières ou fosses par an à un rythme constant par rapport à la mandature précédente, ou encore la végétalisation des cours d’école engagée par ses prédécesseurs.
Les espaces verts municipaux ne comptent que 6 hectares supplémentaires depuis 2020, soit une progression de 1% en 5 ans. Pire, le ratio d’espaces verts par habitant baisse. La dynamique de plantation d’arbres est comparable à celle d’avant 2020.
Les « micro-forêts urbaines », chères et au bénéfice discutable, constituent la seule véritable nouveauté. Une innovation maigre au regard de l’enjeu d’adaptation de la ville.