Charte du jardinier
écologique bordelais

Préambule

La ville de Bordeaux mène depuis plusieurs années des actions en faveur du développement durable et de la biodiversité :
  • la suppression des herbicides depuis 2010 dans l’entretien des parcs et jardins,
  • la réduction de la consommation d’eau de 75% entre 2005 et 2008,
  • la mise en place d’abris, refuges et nichoirs pour accueillir la faune et réguler la pullulation des ravageurs,
  • la fertilisation par des amendements organiques favorisant la vie du sol et la nutrition des plantes.


Ces nouvelles pratiques donnent des résultats visibles dans la ville. Vous pouvez vous associer à ces résultats en adoptant des pratiques simples et écologiques dans votre jardin ou sur votre balcon. Il n’y a pas de "petit" geste et chacun peut s’engager pour la biodiversité et la préservation des ressources naturelles. Les effets bénéfiques pour la biodiversité en seront démultipliés.

Pour marquer mon soutien et mon implication, je m’engage au moins sur 3 des 5 points suivants.

1. Une utilisation économe et responsable de l'eau potable au jardin

Parce que les ressources en eau pour produire une eau potable d’excellente qualité sont limitées dans la région bordelaise :
  • J’arrose de manière raisonnée, aux heures plus fraîches de la journée ;
  • J’utilise du paillage au sol pour conserver l’humidité ;
  • J’effectue une tonte haute des pelouses pour réduire leur besoin en eau ;
  • J’accepte le jaunissement temporaire des pelouses en été ;
  • J’arrose avec de l’eau de pluie récupérée.

2. Une protection naturelle et raisonnée des plantes

Parce que le jardin particulier est un endroit à vivre ; il est possible d’y avoir facilement des pratiques naturelles respectueuses de la santé et de l’environnement :
  • J’utilise du paillage au sol pour prévenir la levée des plantes non-désirées ;
  • Je désherbe manuellement ou en utilisant de l’eau chaude de cuisson, pour éviter la pollution de l’eau ;
  • J’ai recours de manière réfléchie aux produits de traitements et uniquement à ceux autorisés en agriculture biologique. L’intervention ne doit pas être systématique mais devenir l’exception ;
  • Je favorise l’implantation des auxiliaires en réservant un coin de jardin à la flore spontanée et en aménageant des refuges, abris ou nichoirs ;
  • Je m’engage à désherber sans herbicide ou à fleurir les trottoirs ; en effet, 35% des pesticides appliqués sur les trottoirs en zones urbaines vont directement dans les eaux par ruissellement.

3. Un soin aux sols par la valorisation des déchets organiques

Parce qu’un sol en bonne santé est l’élément essentiel d’un jardinage naturel :
  • J’utilise la fertilisation organique qui nourrit le sol pour ensuite nourrir la plante ;
  • J’utilise un engrais gratuit, comme le compost ou lombri-compost ménager, qui améliore la structure du sol et réduit également mon impact écologique (réduction des déchets et de leur transport) ;
  • J’utilise du paillage au sol qui régule les variations néfastes à la faune du sol et améliore la pénétration de l’eau et de l’air essentiels aux plantes.

4. Accueillir et favoriser la biodiversité

Parce que nos vies sont liées à la nature et qu’un jardin à Bordeaux s’insère dans un environnement local et des équilibres naturels différents de ceux d’autres régions du monde :
  • J’adapte la composition du jardin en intégrant des végétaux locaux ou susceptibles de présenter un intérêt pour la biodiversité locale (pour les pollinisateurs par exemple) ;
  • Je fais la différence entre la diversité horticole et la biodiversité ; c’est-à-dire le nombre d’espèces végétales plantées et la présence spontanée de la faune et la flore locale ;
  • Je laisse une place à la végétation spontanée dans mon jardin et je l’entretiens de façon sélective, en ne supprimant que les plantes envahissantes et en ne fauchant la totalité qu’une fois par an par exemple ;
  • J’aménage des nichoirs, abris, refuges à insectes auxiliaires ;
  • Je bannis l’utilisation de plantes exotiques envahissantes (le buddleia, la renouée du japon, la jussie…) qui se disséminent ensuite dans les milieux ruraux ou naturels

5. Une consommation responsable des énergies et des achats éco-citoyens

Parce que le jardin ne doit pas être "vert" que par sa couleur :
  • Je favorise l’utilisation de matériaux recyclables, à base de produits recyclés ou bénéficiant de labels de qualité environnementale (bois PEFC, FSC…) ;
  • Je modère les interventions qui nécessitent la consommation d’énergie (tonte...) et génèrent du bruit ;
  • Pour le fleurissement de mon jardin, j’utilise un maximum de plantes vivaces et je limite les plantes annuelles qui ont un bilan énergétique moins favorable.

Conseils et astuces

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